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Xavier Niel défend la qualité du réseau de Free Mobile

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Le patron de Free Mobile a répondu aux questions des députés sur la qualité de son réseau et ses projets de développement. Le dirigeant l’affirme, ses antennes marchent.

Mercredi matin, Xavier Niel, le patron de Free Mobile, s’est exprimé devant la commission des affaires économiques. L’audition était prévue de longue date mais, vu les couacs sur le service et les attaques de ses détracteurs, les explications du dirigeant étaient particulièrement attendues.

Xavier Niel a ainsi reconnu qu’il avait connu de "véritables problèmes" depuis le lancement de Free Mobile, mais ceux-ci touchaient la portabilité ou l’envoi des cartes SIM, rien d’autre. Son réseau, que certains affirment inactif ou partiellement disponible, est parfaitement opérationnel. Les vérifications faites avant son lancement par l’Arcep sont pour lui des preuves irréfutables.

Pourtant, deux syndicats des opérateurs télécoms mobile viennent de remettre en cause l’autorité du gendarme des télécoms, et demande à l’Arcep d’ouvrir une enquête pour vérifier que Free répond bien à ses obligations de couverture.

Des huissiers envoyés par Bouygues Telecom

Une nouvelle attaque qui n’altère pas la confiance du dirigeant, pour qui "tout est bon pour discréditer le petit nouveau". Fidèle à son franc-parler, Xavier Niel a aussi dévoilé le nom de l’opérateur qui est le chef de file de cette campagne de dénigrement. Il s’agit de Bouygues Telecom, qui a envoyé des huissiers en Bretagne pour contrôler la disponibilité de son réseau.

Le patron de Free compte donc garder le cap sur son programme. "Nous continuons depuis à poser des antennes, car le seul moyen d'exister, c'est d'avoir son propre réseau", a-t-il indiqué. Actuellement il a déployé 1000 antennes, et souhaite même être en avance sur son obligation de couvrir 90% de la population en 2018. Car c’est à ce stade qu’il atteindra la rentabilité.

Le titre de l'encadré ici

|||Quelques chiffres dévoilés au cours de l’audition:  

- 173 000 euros bruts: c’est le salaire annuel de Xavier Niel. Soit "20 à 30 fois inférieur à celui de ses concurrents", affirme le dirigeant.   

- Des centaines de milliers: le patron n’a pas fourni de chiffres précis, il s’est contenté de donner un ordre de grandeur sur le nombre d’abonnés recrutés par Free Mobile en deux semaines.

- 37: c’est le pourcentage du chiffre d’affaires réinvestit notamment sur son réseau. Selon Xavier Niel, la concurrence se contenterait de 12 à 13%.

- 5000 salariés, dont 4000 en France, Free insiste sur la présence d'un centre d’appels dans l’Hexagone.  

- 100 boutiques Free Mobile devraient voir le jour. Quatre sont déjà ouvertes.

Coralie Cathelinais