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Vivendi sommé de réduire sa part dans Telecom Italia ou Mediaset

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- - Eric Piermont - AFP

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Vivendi doit réduire d'ici un an sa participation dans Telecom Italia ou dans Mediaset, a ordonné l'autorité de tutelle des télécommunications en Italie (Agcom), une décision que le groupe français envisage de contester en justice. L'Agcom avait ouvert une instruction le 21 décembre après avoir été saisie par le groupe de médias italien Mediaset, cible d'une montée à son capital de Vivendi.

Selon la législation italienne, les entreprises de télécommunications qui détiennent une part de marché supérieure à 40% ne peuvent réaliser un chiffre d'affaire supérieur à 10% du SIC, le "système intégré des communications" (télévision, radio, presse). Or, Vivendi détient désormais 29,9% des droits de vote de Mediaset -qui contrôle 13,3% du SIC- et près d'un quart de Telecom Italia, qui détient 44,7% de part de marché dans les télécommunications. Dès le 15 décembre, l'Agcom avait averti qu'une opération visant à concentrer le contrôle de Mediaset et Telecom Italia "pourrait être interdite".

Si Mediaset a exprimé "sa satisfaction" après la décision de l'Agcom, Vivendi a dit en avoir pris "note, avec étonnement". "Vivendi a toujours agi dans les limites imposées par le droit italien, et plus spécifiquement par la loi Gasparri en matière de protection du pluralisme des médias afin d'éviter la constitution de positions dominantes. En particulier, il est indiscutable que Vivendi ne contrôle ni n'exerce une influence dominante sur Mediaset qui est contrôlé de manière exclusive par Fininvest (la holding de la famille Berlusconi, ndlr) avec une participation proche de 40%", a affirmé le groupe français. Il a précisé "se réserve(r) le droit d'engager toute action judiciaire appropriée pour assurer la protection de ses intérêts, y compris de faire appel de la décision de l'Agcom auprès du Tribunal administratif régional (Tar) et de déposer une plainte officielle auprès de la Commission européenne pour violation du droit de l'Union européenne".

D. L. avec AFP