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Vivendi réclame de la place chez Telecom Italia

Vivendi devra attendre la réunion du conseil d'administration du 15 décembre 2015 pour savoir si sa requête portant sur 4 postes d'administrateurs sera validée.

Vivendi devra attendre la réunion du conseil d'administration du 15 décembre 2015 pour savoir si sa requête portant sur 4 postes d'administrateurs sera validée. - Eric Piermont-AFP

Vivendi réclame 4 administrateurs sur 17 chez Telecom Italia dont il détient 20%. L'assemblée générale de l'opérateur se réunit mardi 15 décembre pour en décider.

Vivendi veut défendre bec et ongles son entrée en force chez Telecom Italia. Le groupe français de médias et contenus a contesté vendredi 11 décembre une résolution relative à la conversion en actions ordinaires des actions d'épargne de Telecom Italia, une mesure qui entraînerait une dilution de sa participation dans l'opérateur historique italien.

Le groupe dirigé par Vincent Bolloré détient actuellement 20,116% du capital de Telecom Italia, ce qui en fait son premier actionnaire, mais il fait face à la concurrence du fondateur du groupe Iliad, Xavier Niel, qui détient, de son côté, une participation potentielle de 15,143%.

Le groupe français s'interroge "sur le caractère équitable de la parité de conversion proposée", en particulier "la soulte de 9,5 centimes demandée pour convertir une action d'épargne en action ordinaire".

Vivendi, cheval de Troie d'Orange dans Telecom Italia?

Le groupe "estime que la décision de proposer la conversion des actions d'épargne devrait relever d'un Conseil d'administration qui représenterait mieux les actionnaires actuels de Telecom Italia". Dans un entretien au quotidien italien Corriere della Sera, Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire de Vivendi, a confirmé qu'il avait demandé la nomination de quatre représentants au conseil d'administration de l'opérateur historique de la péninsule. "Telecom Italia deviendra un bateau sans capitaine si son conseil ne reflète pas sa base d'actionnaires" a-t-il déclaré. L'assemblée générale de l'opérateur se réunira mardi 15 décembre 2015 et devra trancher sur ce sujet.

Arnaud de Puyfontaine a ajouté que Vivendi avait rencontré des membres du gouvernement italien auxquels le groupe français a exprimé sa volonté de développer une politique d'investissement stratégique de long terme. Enfin, il affirme que Vivendi n'a jamais cru qu'Orange pouvait constituer une option pour Telecom Italia.

Le président du directoire fait ici une allusion directe aux intentions qu'on prête à Vincent Bolloré d'agir chez Telecom Italia comme le cheval de Troie d'Orange, dont il chercherait, in fine, à devenir actionnaire.

F.Bergé