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Un spécialiste du Big data racheté plus de 5 milliards

La société spécialisée dans le stockage et la gestion de données, Informatica, va être rachetée pour plus de 5 milliards de dollars.

La société spécialisée dans le stockage et la gestion de données, Informatica, va être rachetée pour plus de 5 milliards de dollars. - r2hox - Flickr – CC

La société américaine Informatica, spécialisée dans le stockage et la gestion des données pour les entreprises, a été rachetée par deux fonds pour 5,3 milliards de dollars.

Les investisseurs sont toujours aussi friands de Big data. La société américaine Informatica, spécialisée dans les logiciels professionnels et les services aux entreprises, a annoncé mardi avoir décidé de se vendre aux fonds Permira et Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB) pour environ 5,3 milliards de dollars.

La transaction, approuvée à l'unanimité par le conseil d'administration, devrait être bouclée au plus tard au troisième trimestre, sous réserve du feu vert des actionnaires et des régulateurs, précise-t-elle dans son communiqué.

Les deux fonds proposent 48,75 dollars par action Informatica. Le titre avait clôturé à 45,83 dollars lundi soir à la Bourse de New York, où la société est actuellement cotée mais dont elle sera donc retirée après l'opération.

Un fonds activiste à la manoeuvre?

Informatica avait réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1,05 milliard de dollars, en hausse de 10,5% sur un an, et un bénéfice net de 114 millions (+32%). La société, qui se concentre surtout sur l'intégration et l'analyse de données ("big data"), revendique plus de 5.000 entreprises dans sa clientèle.

Brian Ruder, responsable des investissements dans le secteur technologique chez Permira, s'est dit dans le communiqué "très enthousiaste sur la transition en cours de l'entreprise vers le cloud (les services dématérialisés en ligne) et les services par abonnements". Le PDG d'Informatica, Sohaib Abbasi, a assuré pour sa part que la vente était "dans le meilleur intérêt de tous les actionnaires".

D'après des médias américains, l'opération répondrait toutefois à des pressions du fonds spéculatif Elliott, qui était entré au capital en janvier. Le fonds avait indiqué fin février qu'il contrôlait 9,4% du capital. Elliott a déjà poussé l'an dernier deux autres entreprises informatiques américaines, Compuware et Riverbed, à se vendre à des fonds, pour respectivement 2,5 milliards et 3,6 milliards de dollars.

N.G. avec AFP