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Un assistant personnel appelle la police et évite un drame conjugal

"Tu as appelé le shérif?" L'assistant vocal a mal interprété la menace de l'agresseur et a prévenu la police.

"Tu as appelé le shérif?" L'assistant vocal a mal interprété la menace de l'agresseur et a prévenu la police. - JWT

Aux États-Unis, une femme a eu la vie sauve grâce à son assistant personnel qui a alerté la police lors d'une agression.

Cette dispute conjugale qui a eu lieu à Tijeras au Nouveau-Mexique aurait pu se terminer très mal pour cette femme, mais avant que le pire n’arrive, le SWAT, la force d’intervention de la police américaine, est intervenu. Comme le rapporte la chaîne ABC News, ce n’est pas un voisin qui a appelé le 911, ni même la fille de la victime présente au moment des faits, mais l’enceinte intelligente qui était installée au domicile du couple.

Cet assistant a réagi au moment où Eduardo Barros, muni d’une arme à feu et menaçant de tuer sa compagne, a posé à celle-ci la question qui a tout déclenché: "Tu as appelé le shérif?". Comprenant seulement les deux mots essentiels de la phrase, "appeler" et "police", l’assistant intelligent a aussitôt envoyé une demande d’intervention aux autorités, intervention qui a permis de mettre fin à l'agression. Pour Manuel Gonzales, le shérif du comté, "cette technologie étonnante a certainement aidé à sauver une mère et son enfant d'une situation très violente".

Un nouveau compagnon numérique

Ce n’est pas la première affaire criminelle dans laquelle un assistant intelligent joue un rôle. En décembre dernier, en Arkansas, un appareil vocal a été témoin d’un crime et la justice a réclamé d’avoir accès aux enregistrements de sa borne pour démasquer le coupable.

Ces affaires dévoilent un nouvel aspect de ces appareils qui cherchent à devenir, après les ordinateurs et les smartphones, un nouveau compagnon numérique. Selon une étude de J. Walter Thomson, 4% des foyers américains seraient déjà équipés. Et s’ils les utilisent pour la météo, pour s'informer, pour lancer une vidéo ou appeler un chauffeur Uber, le cabinet révèle que les usages dépassent ces aspects domestiques.

Dans son étude, J. Walter Thomson indique que 26% des utilisateurs partagent à haute voix leurs fantasmes sexuels sans vraiment réaliser que les entreprises qui les vendent (Amazon, Google, Apple…) ont accès à ces informations, qui sont destinées à être vendues à des annonceurs pour affiner leurs propositions commerciales.

Pascal Samama