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Ubériser la lutte anti-terroriste? Le gouvernement n'est pas contre

Le patron du site Comment ça marche, endeuillé par la perte, vendredi 13 novembre, au Bataclan d'une collaboratrice, souhaiterait faire émerger de nouvelles idées de start-up pour prévenir les risques terroristes.

Facebook, Twitter et dans une moindre mesure AirBnB et Uber. Dans les jours qui ont suivi les attentats, les services internet ont joué un rôle important notamment pour rassurer ou tenir les proches informer. Et cela a donné des idées à Jean-François Pillou, le créateur du site Comment ça marche. Dans un message sur Facebook, le chef d'entreprise explique que d'autres services pourraient ainsi être créés par des start-up locale.

"L'idée m'est venue suite aux événements du Bataclan. Deux employées de l'entreprises y étaient. Une a réussi à en réchapper, mais l'autre n'a pas eu cette chance. Passé ce moment de colère, j'ai cherché des moyens de changer ça", explique-t-il sur BFM Business.

Un message déjà vu plus de 50.000 fois

Il s'est alors dit que les start-up révolutionnent bien les taxis et l'hébergement et pourquoi pas la lutte anti-terroriste? "Les terroristes ont ciblé les jeunes, laissons les jeunes s'exprimer pour proposer des idées qui pourraient sauver quelques vies, signaler les attentats avant qu'ils ne se produisent", explique Jean-François Pillou.

Son message a été vu plus de 50.000 fois sur les réseaux sociaux. Et il a donné des idées à certains internautes. Même si pour l'heure il s'agit plus d'ébauches que des projets bien détaillés: une application qui permettrait de signaler un événement suspect ou une autre que pourraient utiliser les autorités pour prévenir la population d'un éventuel risque terroriste.

L'Etat intéressé

Le problème, c'est évidemment celui du modèle économique. Ces start-up n'auraient pas pour vocation de "faire de l'argent". Il faudrait donc que l'Etat débloque des fonds pour permettre de les financer. L'idée, en tout cas, a plu aux pouvoir publics. Jean-François Pillou va être reçu dans les prochains jours par un représentant du gouvernement en charge des problématiques de renseignement. D'ici là, il est l'affût de toutes nouvelles bonnes idées. 

Frédéric Bianchi