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Twitter empêche les autorités américaines d’analyser ses contenus

Twitter vient d'interdire à Dataminr de transmettre ses analyses aux services de renseignement américains d'après le Wall Street Journal.

Twitter vient d'interdire à Dataminr de transmettre ses analyses aux services de renseignement américains d'après le Wall Street Journal. - AFP- Jonathan Alcorn

"Le Wall Street Journal affirme que le réseau social vient d’interdire à la société éditrice du service Dataminr de communiquer ses analyses aux services de renseignement."

Twitter n’aime pas que les services de renseignement surveillent ses gazouillis. L’entreprise vient de décider d’empêcher les autorités américaines d'utiliser un service d'analyse des courts messages postés sur son site, d’après le Wall Street Journal. Elles se servaient notamment de Dataminr pour lutter contre le terrorisme.

Repérer les attaques de Paris

Cette décision n'a pas fait l'objet d'une annonce publique, mais le quotidien américain cite notamment à l'appui de ses informations des témoignages de responsables des services de renseignement aux ɐtats-Unis.

Selon le Wall Street Journal, Twitter a expressément demandé à ce qu'ils ne soient désormais plus mis à la disposition des services de renseignement. L'utilisation de Dataminr aurait pourtant permis aux services de renseignement américains d'identifier des risques d'attaques à Paris en novembre peu avant que la capitale française ne soit la cible d'une vague d'attentats, affirme le journal américain, indiquant également que Dataminr a alerté ses clients des attaques récemment commises à Bruxelles avant que celles-ci ne soient répercutées par les médias.

Twitter au capital de Dataminr

Fait notable: Twitter détient une participation de l'ordre de 5% au capital de la société qui édite Dataminr. Celle-ci est la seule compagnie à laquelle le réseau social créé en 2006 autorise l’accès à l'ensemble des messages postés. Ce service est également utilisé par les médias et d'autres clients.

Ce nouveau développement survient alors qu'un bras de fer oppose actuellement plusieurs entreprises de la high-tech aux autorités américaines dans le domaine du partage des informations pouvant être utilisées dans la lutte contre le terrorisme. Apple a ainsi refusé de transmettre au FBI une clé de décryptage qui lui aurait permis d'accéder au contenu d'un téléphone portable qui avait été utilisé par l'auteur d'un attentat à San Bernardino, en Californie, au mois de décembre.

A.R. avec AFP