BFM Business

Taylor Swift trouve que Spotify est arrogante malgré ses petits moyens

Dans une interview à Vanity Fair, Taylor Swift a ironisé sur les faibles revenus de la start-up Spotify qui refuse de négocier avec elle

Dans une interview à Vanity Fair, Taylor Swift a ironisé sur les faibles revenus de la start-up Spotify qui refuse de négocier avec elle - Christopher Polk - AFP (Montage BFM Business)

La chanteuse américaine, qui ne veut pas que ses albums soient sur Spotify, estime que l'entreprise suédoise ne gagne pas assez d'argent et devrait d'avantage respecter les artistes.

Attention Taylor Swift n’est pas qu’une chanteuse. Elle est aussi très calée en business. La chanteuse, qui a vendu plus de 5 millions d’exemplaires de son dernier album 1989 rien qu’aux Etats-Unis, refuse toujours que ses disques soient disponibles sur la plateforme de musique en ligne Spotify. Et comble de l’ironie selon elle, c’est que c’est Spotify la petite start-up qui la prend de haut en n'accédant pas à ses exigences. Alors qu’Apple, la grosse société, a fini par plier en acceptant de payer les artistes même pendant la période d’essai gratuite de son service de streaming.

Dans une interview accordée à Vanity Fair, la chanteuse a clairement signifié qu’elle préférait largement l’attitude de l’américaine à celle de la suédoise. "Apple m’a traitée comme la porte-parole d’une communauté créative pour laquelle ils ont du respect, indique la jeune femme dans le magazine. Et je trouve étonnant que ce soit la société qui réalise des milliards de chiffre d’affaires qui réagisse aux critiques avec humilité alors que c’est la start-up qui n’est pas rentable et qui n’a aucune trésorerie qui réagit aux critiques comme une grosse machine." 

Pour Spotify, c'est non-négociable

Longtemps présente sur Spotify, Taylor Swift avait demandé fin 2014 à la société suédoise de cesser de mettre gratuitement ses disques à disposition de ses utilisateurs. Car l’option gratuite des plateformes de streaming financée par la pub ne rapporte que des cacahuètes aux artistes (aux alentours de 0,6 centime par écoute).

Taylor Swift souhaitait que ses disques ne soient disponibles que sur la version payante. Une requête restée lettre morte, Spotify ne souhaitant pas que le catalogue soit différent en fonction des différentes options. Une décision que la chanteuse n’a pas du tout appréciée. Elle a préféré retirer tous ses albums du site privant au passage Spotify de quelque 16 millions d’écoutes par mois. Pas de quoi faire du bien à la trésorerie de Spotify.

Frédéric Bianchi