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Richard (Orange): "il n'y a aucune raison de donner des avantages au nouvel opérateur"

Stéphane Richard était l'invité de BFM Business ce mardi 29 avril.

Stéphane Richard était l'invité de BFM Business ce mardi 29 avril. - -

Le PDG d'Orange, était l'invité de BFM Business ce mardi 29 avril. Il est revenu sur l'avenir de son groupe et sur le rachat de SFR par Numericable.

"Nous restons très attentifs". Stéphane Richard, président directeur général d'Orange, était l'invité de BFM Business ce mardi 29 avril. Il est revenu, évidemment, sur le rachat de SFR par Numericable, mais également sur son renouvellement à la tête d'Orange.

> Sur le rachat de SFR

"Nous voulons une équité dans la concurrence". Si Stéphane Richard n'a pas son mot à dire concernant le rachat de SFR par Numericable, il ne compte pas rester les bras croisé pour autant. En effet, il rappelle qu'aujourd'hui, le câble bénéficie d'avantages fiscaux considérables car il est considéré comme moribond. "Cela fait 10 ans qu'on essaie de sauver le câble en France". Mais selon lui, l'opérateur du réseau câblé fait un chèque de plus de 17 millions d'euros pour racheter SFR : "il n'y a aucune raison de donner des avantages aux câbles et donc au nouvel opérateur".

Stéphane Richard souhaite donc une mise à plat de tout cela. Il veut remettre en cause la TVA, l'accès au contenu de télévision, financement du CNC… "Cela va se faire devant l'autorité de la concurrence. Si nous n'obtenons pas gain de cause, nous verrons ce que nous pouvons faire en plus".

> Sur l'avenir de Bouygues

Stéphane Richard estime que le marché français n'est pas de taille à vivre avec 4 opérateurs. Selon lui, l'opérateur qui pourrait disparaitre est Bouygues. En effet, il rappelle qu'en France et en Europe, "l'évolution est la consolidation entre le fixe et le mobile". Et aujourd'hui, le seul opérateur qui ne propose pas une offre fixe et mobile est Bouygues.

De son coté, Orange est présent dans 34 pays. Et dans certains, comme la Roumanie ou la Belgique, Stéphane Richard compte bien proposer une offre convergente fixe-mobile.

> Sur les arrivées à la tête d'Orange

Le 26 mars, le conseil d'administration a réitéré sa confiance à Stéphane Richard. L'Assemblée générale le nommera officiellement le 27 mai. Le patron d'Orange annonce d'ores et déjà qu'il y aura quelques changements dans l'équipe. "C'est une très belle équipe, il n'y a pas besoin de tout renouveler mais il faut apporter un peu de sang neuf".

Néanmoins, Stéphane Richard n'a pas voulu confirmer les rumeurs sur l'arrivée de Ramon Fernandez, actuel directeur du Trésor, comme directeur financier d'Orange. "Je ne confirme pas les rumeurs, mais il y aura quelques entrées dans l'équipe".

> Sur les résultats du groupe

Orange est parvenu à stabiliser sa marge d'exploitation (Ebitda) au premier trimestre en dépit d'un recul de 4,6% de son chiffre d'affaires. L'activité de l'opérateur historique des télécoms françaises a atteint 9,8 milliards d'euros sur les trois derniers mois.

Orange a vu ses ventes baisser dans tous les pays où il est présent. Mais le rythme de la baisse ralentit et a été moins important qu'au quatrième trimestre 2013, a souligné le groupe.

Les ventes en France ont baissé de 5,1% à 4,8 milliards tirée vers le bas par les services mobiles où règne une intense concurrence.

En dépit d'une légère augmentation du nombre de ses clients mobiles en France à 27 millions, le chiffre d'affaires réalisé dans le mobile a plongé de 9,7%. Mais le patron d'Orange rappelle "c'est une baisse qui était attendue car c'est une baisse des prix des forfaits".

D. L.