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Quand un géant de la gestion d'actifs se paie un "robot conseiller"

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- - Spencer Platt-Getty Images North America-AFP

BlackRock, géant américain de la gestion d'actifs, a acquis une start-up spécialisée dans les automates prodiguant en ligne des conseils en placements. Bientôt condamné le conseiller financier à l'ancienne ?

Si vous n'aimez pas discuter placements avec votre conseiller financier, vous pourriez être intéressé par l'initiative prise par BlackRock. Ce puissant gestionnaire américain de fonds et d'actifs a acquis FutureAdvisor, dont les applications pour mobiles prodiguent, au moyen d'algorithmes, des conseils personnalisés en matière de placements. 

Cette application de "robot conseiller", une fois téléchargée sur votre smartphone ou votre tablette, tient compte de votre profil (âge, revenus), de votre goût pour le risque en terme d'investissements et de votre portefeuille de produits d'épargne, pour vous suggérer une meilleure gestion de vos actifs.

Ces algorithmes sont à même de suggérer un achat ou une vente de placements, pour doper votre portefeuille boursier, en prenant une commission moins élevée qu'un courtier ou un conseiller financier.

BlackRock diffusera ses applications par des intermédiaires

BlackRock n'envisage pas pour autant de remplacer ses propres conseillers financiers par ces "automates". Mais il diffusera ces applications auprès des courtiers ou des intermédiaires, qui les proposeront à leurs propres clients.

L'enjeu pour ce gestionnaire d'actifs est de séduire une clientèle plus large, peu habituée ou n'ayant pas les moyens de se payer les conseils d'un courtier. Le profil type est celui d'investisseurs jeunes, plus habitués à traiter par Internet depuis leur tablette, qu'à converser de vive voix avec un conseiller.

La commercialisation des applications de FutureAdvisor sera cantonnée à une branche de BlackRock, celle qui vend des solutions et des services informatiques aux autres institutions financières. Elle est distincte de la maison-mère qui gère près de 4.700 milliards de dollars d'actifs. 

Frédéric Bergé