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Quand l'industrie porno défend la neutralité du net

Des actrices de films porno expliquent en quoi le débat sur la neutralité du net concerne de très près les consommateurs de film du genre en ligne.

Des actrices de films porno expliquent en quoi le débat sur la neutralité du net concerne de très près les consommateurs de film du genre en ligne. - Capture d'écran

La neutralité du net, un sujet aride s'il en est, pourrait bien finir par intéresser le quidam depuis que des actrices porno nues exposent les enjeux de ce débat de manière on ne peut plus concrète.

Bruxelles serait partisane de règles moins strictes sur la neutralité du net. Selon Reuters, les Etats-membres de l'Union européenne veulent assouplir ce principe selon lequel les fournisseurs d'accès à internet ne doivent pas favoriser ou bloquer certains sites plutôt que d'autres sur leurs réseaux.

Il y a quelques jours, Barack Obama tenait un discours parfaitement inverse. Il vient d'ailleurs trouver un soutien inattendu. Pour sensibiliser les internautes à la thématique oh combien aride de la "net neutralité", trois actrices de films X ont trouvé le moyen de rendre le sujet un peu plus sexy.

Les dangers d'un internet à deux vitesses

Dans une vidéo, nues -mais en partie floutées-, elles dissertent sur les dangers d'un internet à deux vitesses. Une conséquence inévitable, selon elles, si l'on laisse les fournisseurs d'accès et les câblo-opérateurs faire payer une sorte de droit de péage aux sites qui consomment beaucoup de ressource.

Dans le viseur, Netflix ou Youtube... et pourquoi pas des plateformes de vidéo X, qui génèrent elles aussi beaucoup de trafic. Les actrices pointent du doigt une conséquence très concrète -pour beaucoup d'utilisateurs masculins en tout cas- sur les plateformes qui refuseront de payer. Les vidéo porno se chargeront moins vite.

Barack Obama a déjà dit qu'il ne voulait pas qu'on touche à la "net neutralité". Le président américain veut hisser internet au rang d'un "service vital" au même titre que l'accès à l'eau ou à l'électricité. Dans cette bataille, Bruxelles aurait de son côté plutôt choisi le camp des fournisseurs d'accès.

Anthony Morel