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Pourquoi la NSA fait chuter en Bourse Gemalto

La réputation de Gemalto risque d'être ternie

La réputation de Gemalto risque d'être ternie - Gerard Julien - AFP

Le cours de Bourse du fabricant de cartes à puce dégringolait sur la cote parisienne, ce vendredi 20 février. En cause: des failles dans la sécurité des cartes SIM mises en lumière par les agences de renseignements américaines et britanniques.

Le titre Gemalto reculait fortement vendredi matin à la Bourse de Paris, après la mise en cause de l'inviolabilité des cartes à puces du groupe français, leader mondial de la sécurité numérique. Peu après 10H00 (9H00 GMT), l'action perdait 4,93 à 69,04 euros, dans un marché en léger repli de 0,26%.

Selon le site américain de journalisme d'investigation The Intercept, les agences américaines NSA (National Security Agency) et britanniques GCHQ (Government Communications Headquarters) sont parvenues à dérober des clefs de cryptage de cartes SIM, clef de la confidentialité des communications par téléphone portable.

Les deux officines de surveillance électronique des communications ont dérobé des quantités "sidérantes" de clefs de cryptage, leur permettant d'intercepter en toute discrétion les communications des utilisateurs de ces cartes, selon The Intercept.

Une réputation en jeu

"Clairement, pour le leader mondial de la sécurité numérique, une telle infraction, si elle est avérée, ternirait au bas mot sa réputation", estiment dans une note les analystes de la banque Barclays, qui jugent "incertain" l'impact de ces informations.

Dans un communiqué, Gemalto a indiqué qu'elle prenait "très au sérieux" les affirmations de The Intercept. "Nous allons consacrer toutes les ressources nécessaires (...) pour comprendre la portée de ces techniques sophistiquées utilisées pour intercepter les données sur les cartes SIM", a indiqué l'entreprise.

Chaque carte SIM est dotée de clefs de cryptage pour coder les communications avec l'opérateur de télécommunication. Détenir les clefs d'une carte permet de reconstituer toute ces communications.

J.M. avec AFP