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Mobile: levée de fonds en vue pour la start up Mobpartner

Mobpartner vient de lancer un service qui permet d'adapter la publicité à la requête rentrée dans un moteur de recherche

Mobpartner vient de lancer un service qui permet d'adapter la publicité à la requête rentrée dans un moteur de recherche - -

Cette start up spécialisée dans la publicité sur mobile a mandaté la banque d'affaire Mooreland pour lever 15 à 25 millions de dollars.

Bientôt une nouvelle levée de fonds pour Mobpartner. Cette start up française spécialisée dans la publicité sur mobile a mandaté la banque d'affaires américaine Mooreland Partners pour lever 15 à 25 millions de dollars, plutôt auprès d'investisseurs américains. "Nous réalisons déjà un tiers de notre chiffre d'affaires aux Etats-Unis", expliquent le co-fondateur Vianney Settini et le directeur général Djamel Agaoua.

Mobpartner avait déjà levé 2,5 millions d'euros auprès des fonds Alven et Newfund en 2011.

La bulle des jeux sur mobile

Mobpartner place des publicités dans les applications et les services mobiles. Son modèle est celui de la performance: l'annonceur ne paye la publicité que si le mobinaute effectue un achat ou télécharge l'application mise en avant.

Vianney Settini explique: "les trois quarts des publicités font la promotion d'une application, et un quart la promotion d'un site mobile. Les annonceurs sont des sites de voyage, comme Expedia, et surtout des éditeurs de jeux, comme Zynga. Ces dernières années, les éditeurs de jeux ont dépensé beaucoup d'argent pour acquérir ainsi des clients. Certains payaient jusqu'à 4 ou 5 dollars par téléchargement".

La start up a été créé à Marseille en 2008, à l'origine comme un site i-mode. Elle a depuis connu une forte croissance. Elle emploie aujourd'hui 60 personnes, avec des bureaux à Paris, Londres, Pékin et San Francisco. Elle revendique plus de 300 clients annonceurs, et 200 millions de mobinautes ciblés par mois.

Quant au chiffre d'affaires, il est passé de 1,3 millions d'euros en 2011, à 4,2 millions en 2012, puis 17 millions en 2013. "Une croissance de +50% à +70% est prévue en 2014", conclut Vianney Settini, qui ajoute que la société était rentable en 2013.

J. H.