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Les PME françaises de la cybersécurité se mettent en ordre de marche

25 PME et ETI expertes en sécurité des systèmes d’information se sont regroupées dans un club baptisé HexaTrust.

25 PME et ETI expertes en sécurité des systèmes d’information se sont regroupées dans un club baptisé HexaTrust. - Hexatrust

25 entreprises se sont regroupées dans un club pour promouvoir leurs technologies en matière de sécurité informatique. Elles appellent à un Small Business Act à la française.

Si la France possède de nombreuses entreprises dans le secteur du numérique et particulièrement en cyber-sécurité, il leur est pourtant difficile de se faire reconnaître auprès des grands donneurs d’ordre et de participer aux marchés publics. Car la France contrairement aux Etats-Unis n’a pas de modèle de type "small business Act", une loi qui réserve certains marchés publics aux PME.

Exporter le savoir-faire français en cybersécurité

Pour faire bouger les lignes, 25 PME et ETI expertes de la sécurité des systèmes d’information se sont regroupées dans un club baptisé HexaTrust qui vient de fêter ses un an d'existence, à l'occasion des Assises de la Sécurité qui se déroulent en ce moment à Monaco. L'objectif de cette association est de faire reconnaître le savoir faire des entreprises hexagonales dans un domaine fortement dominé par les acteurs américains. Un discours qui s’appuie sur les initiatives de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des systèmes d’information) visant à certifier des entreprises de confiance et à mettre en avant les fournisseurs français. Mais pour Jean-Noël de Galzain, PDG de Wallix et président d’Hexatrust, il y a encore du chemin à parcourir : "nous allons dans la bonne direction mais le poids de la commande publique reste encore trop faible, à peine 20 % de notre chiffre d’affaires (110 millions d’euros pour les 25 membres d’Hexatrust, ndlr). Or ce qui fait croitre les PME, ce sont les commandes des grands donneurs d’ordre".

Favoriser les éditeurs français auprès des grands donneurs d'ordre 

Et de faire deux propositions : "soit on simplifie le code des marchés publics et on allège le risque qui pèse sur les acheteurs. Soit on impose des contraintes notamment aux OIV (Opérateurs d’importance vitale) de s’équiper auprès d’entreprises françaises. Pour avancer, nous avons besoin de fonds mais surtout de marchés". Des propos qui seront peut être entendus avec la nouvelle Loi de programmation militaire qui impose aux OIV des contraintes très fortes en termes de cybersécurité.

Florence Puybareau