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Les Google Glass inquiètent le Congrès américain

Les applications illégales des Google Glass commencent à inquiéter les parlementaires américains.

Les applications illégales des Google Glass commencent à inquiéter les parlementaires américains. - -

Les Google Glass, dont la commercialisation n’aura finalement pas lieu avant 2014, commencent pourtant à inquiéter le Congrès américain. Ce dernier demande des explications sur le respect de la vie privée et les applications illégales possibles.

Facebook et Twitter s'invitent dans les lunettes connectées de Google. Jeudi 16 mai, les deux groupes ont dévoilé leur application dédiée aux Google Glass, testées actuellement par quelques privilégiés.

Elles permettront par exemple d'ajouter des photos prises avec les lunettes directement dans son fil d'actualité Facebook. Mais ces lunettes commencent aussi à inquiéter en haut lieu.

Etre filmé à son insu ?

Dans une lettre envoyée à Google, huit membres du Congrès américain exigent formellement d'en savoir plus sur ces curieuses lunettes.

C'est une demande d'explications en bonne et due forme, pour connaître l’étendue de cette technologie qui permet d'obtenir directement sur le verre des informations numériques mais aussi de prendre des photos ou de discuter en visioconférence.

Comment Google compte-t-il gérer les données personnelles qu'il va récupérer à travers les lunettes ? Et surtout, comment protéger la vie privée des non-porteurs de lunettes, qui peuvent être filmés à tout moment, à leur insu ?

Les casinos également inquiets

Pour l'instant, les porteurs de lunettes doivent appuyer sur un bouton pour prendre une photo, mais un développeur a déjà créé une application permettant de photographier simplement en clignant de l'œil.

Les politiques ne sont pas les seuls à s'inquiéter. A Las Vegas, le Caesar's Palace a décidé d'interdire préventivement les lunettes, pour éviter les nouvelles formes de triche qu'elles pourraient faire émerger.

Même chose dans certains cinémas, dont les propriétaires ne voient pas d'un bon œil l'arrivée d'appareils permettant d'enregistrer illégalement les films en toute discrétion.

Anthony Morel