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Les Français spécialistes de l'espionnage industriel?

La France se placerait dans le trio de tête des espions industriels les plus efficaces.

La France se placerait dans le trio de tête des espions industriels les plus efficaces. - -

Robert Gates, l'ancien ministre américain de la Défense, a récemment estimé que les espions français étaient redoutablement efficace, les plaçant en deuxième position derrière les Chinois.

Les Français sont ils des champions de l'espionnage industriel? C'est en tout cas ce qu'affirme l'ancien ministre de la défense américain Robert Gates. Il estime que la médaille d'or en la matière revient à la Chine mais que la France mérite la médaille d'argent. Notamment, dit-il, du fait de la collusion entre les services de l'Etat et le monde des affaires.

Robert Gates est non seulement l’ancien ministre de la Défense de Barack Obama, mais il a aussi été directeur de la CIA sous George Bush père. Interrogé en fin de semaine par un think tank sur l’espionnage industriel il a déclaré: "une quinzaine de pays volent régulièrement nos secrets technologiques. Qui sont les plus efficaces? Les Chinois. Et qui sont les deuxièmes plus efficaces? Les Français. Et cela dure depuis des années".

Une tradition française depuis Louis XIV

Robert Gates raconte que quand il rencontre des hommes d’affaires, il demande: "combien parmi vous sont allés à Paris en voyage d’affaires?" La plupart des mains se lèvent. "Combien d’entre vous ont pris leur ordinateur portable à Paris?" Encore une majorité de mains levées. "Combien d’entre vous prennent leur ordinateur le soir pour le dîner?" Plus aucune main levée.

L’ancien ministre affirme ainsi que les services de renseignements français ont l’habitude de venir pirater les ordinateurs dans les chambres d’hôtel. Les services de l’Etat et le monde des affaires travaillent main dans la main, dit il. C’est une tradition française depuis Louis XIV. "Les Etats-Unis n'ont pas ce genre de pratiques", a assuré Robert Gates, ajoutant: "je sais que vous êtes sceptiques mais vous devez me croire sur parole".

Jean Bernard Cadier