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Les éditeurs de logiciels collaboratifs se convertissent au cloud

Avec des logiciels accessibles via le cloud, les utilisateurs disposent toujours de la version la plus récente pour leurs applications

Avec des logiciels accessibles via le cloud, les utilisateurs disposent toujours de la version la plus récente pour leurs applications - -

Les éditeurs de logiciels collaboratifs et d'outils de réseaux sociaux réservent la primeur de leurs enrichissement fonctionnels à leurs solutions en ligne, qu'ils font évoluer de manière continue.

Les éditeurs de logiciels collaboratifs et sociaux qui n'avaient pas misé d'emblée sur le cloud se convertissent tour à tour. "Chez Microsoft, la version de Sharepoint à installer sur site avait toujours une longueur d'avance fonctionnelle sur sa déclinaison en ligne. C'est maintenant l'inverse, nous sommes au point d'inflexion", déclare Jean-Paul Muller, directeur au sein de l'entreprise de services numériques GFI Informatique.

La firme de Redmond n'est pas la seule à avoir opéré un tel revirement. Depuis plus d'un an, Jive, numéro un des éditeurs indépendants de réseaux sociaux d'entreprise, privilégie sa plate-forme Cloud à laquelle il réserve la primeur de ses nouveautés. Même IBM, dont la version en ligne de son réseau social d'entreprise a été longtemps à la traîne, s'apprête à inverser ses priorités de développement.

L'élasticité du Cloud garantit un bon niveau de performances

Sur le plan fonctionnel, le Cloud offre une souplesse d'évolution incomparable avec des mises à jour continuelles. Une nouvelle option est mise à disposition, elle est améliorée quelques jours après sa sortie suite aux premiers retours des clients, comme c'est arrivé dernièrement avec le module de pilotage embarqué dans le réseau social de Jamespot.

L'élasticité du Cloud garantit un niveau de performances, qu'il est bien difficile à atteindre à interne. Le sujet, rarement évoqué à propos des réseaux sociaux d'entreprise, constitue pourtant un enjeu pour des grands comptes. "Le problème n'est pas d'ordre technique, mais économique, argumente Jean-Paul Muller. Nous savons bâtir des infrastructures internes dimensionnées pour absorber d'importants pics d'activité".

Dernier point, les logiciels en ligne obligent les entreprises à se caler sur les pratiques codées par les éditeurs et limite les demandes de développements spécifiques. Du coup, elles peuvent se concentrer sur l'essentiel : l'accompagnement des utilisateurs. Une évolution salutaire.

Eric Robert