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LeWeb13: "pourquoi je suis venu au salon"

La dixième édition du salon LeWeb s'est ouverte mardi 10 décembre

La dixième édition du salon LeWeb s'est ouverte mardi 10 décembre - -

Témoignages de participants au salon, ouvert ce mardi 10 décembre, sur leurs motivations. Les nouveaux venus sont émerveillés, mais les vieux routiers deviennent nostalgiques.

Le salon LeWeb, qui a ouvert ce mardi 10 decembre, c'est un peu comme une religion. Les plus récents convertis sont les plus fervents croyants.

Certains viennent de très loin, comme l'ukrainien Vlad Morozenko, qui a quitté pour quelques jours les manifestations contre son gouvernement. "LeWeb est l'endroit où viennent les gens les plus innovants", dit-il dans un anglais parfait. Il vient au salon pour la première fois pour "être à la page", et aussi faire connaître auprès de clients potentiels sa start up Drucode, dont il est l'associé et le dirigeant, et qui développe des solutions web pour des entreprises. Son seul regret: "le ticket d'entrée n'est pas donné, comparé à d'autres conférences", et a finalement coûté bien plus cher que le voyage...

Obtenir des tickets pas cher

De leur côté, Théo Bayssat et Laurent Lingelser ont résolu le problème du prix d'entrée de manière astucieuse. Tous deux viennent de créer leur start up jogg.in, un site où l'on trouve des partenaires pour courir ensemble. Le premier est encore étudiant, et donc a postulé -avec succès- à un ticket étudiant. Le second trouvait le prix d'entrée trop cher... jusqu'à ce que LeWeb propose il y a quelques semaines un tarif start up. "A 800 euros contre 2.390 euros, cela devenait abordable", dit-il. Tous deux sont venus prendre "de premiers contacts" avec des investisseurs en vue d'une future levée de fonds.

Un bout du rêve américain

Mais certains vieux adeptes regrettent le temps où LeWeb était une petite secte connue des seuls initiés. Ainsi, Pascal Lechevallier, ancien patron de TF1 Vision devenu consultant, qui vient pour "la sixième ou septième fois".

"Lors des premières éditions, on venait pour découvrir, apprendre, comprendre les recettes, être éclairé sur l'avenir, et voir un bout du rêve américain, raconte-t-il. Mais il y a eu une usure inévitable. On parle abondemment de tous ces sujets aujourd'hui sur le net. Donc aujourd'hui, je viens plutôt pour faire du networking".

Un côté magique, une folie...

Même son de cloche chez Alexandre Malsh, co-fondateur et directeur général de Melty (site d'information pour les jeunes), qui vient depuis 2008. "Il y a de plus en plus de monde, alors que seul l'écosystème venait au début. Mais il y a de moins en moins de nouveaux intervenants, de gens intéressants, de grands noms... Les conférences deviennent de plus en plus des présentations de produits."

Autre regret: "les orateurs et les sponsors comme Google sont moins abordables, et se sont planqués dans des salons privatisés. Et des business angels comme Marc Simoncini ne se baladent plus dans le salon. Avant, les investisseurs allaient de stand en stand, et des levées de fonds pouvaient se décider lors du salon. Et on pouvait aborder des business angels, leur présenter son projet, et repartir avec 50.000 euros dans l'heure. Bref, il y avait un côté magique, une folie, qui faisait que c'était un salon génial..."

Jamal Henni