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La préparation des prochains Jeux Olympiques a déjà démarré

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- - Leon Neal (AFP)

Partenaire informatique des Jeux, Atos a déjà les prochaines éditions de la compétition en ligne de mire. Elles se tiendront en Corée du sud dans deux ans (hiver), puis à Tokyo dans quatre ans (été). Nouveauté : l’intégralité des ressources informatiques seront stockées à distance, en Europe.

Les Jeux Olympiques de Rio viennent à peine de s’achever, mais ceux de Pyeongchang (Corée du Sud) en 2018 et de Tokyo (Japon) en 2020 sont déjà en ligne de mire pour les partenaires. Atos, partenaire informatique mondial et intégrateur principal des Jeux Olympiques et Paralympiques, mobilise 3 500 personnes pendant quatre ans pour préparer chaque édition, expliquait il y a quelques semaines son vice-président exécutif commercial Patrick Adiba, sur BFM Business.

L’entreprise assure la gestion informatique des Jeux depuis 1992, elle travaille en lien étroit avec les équipes techniques du Comité international olympique (CIO). Il s’agit notamment de transmettre le plus rapidement possible les résultats de chaque épreuve, sur différentes plateformes.

Une infrastructure informatique centralisée en Europe

Cette année, Atos a utilisé le stockage à distance de données pour la première fois de son partenariat avec le CIO. "Certaines parties du système informatique sont hébergées dans le cloud cette année. À partir de 2018, l’intégralité des données et applications en lien avec les JO seront stockées à distance", explique Angels Martin Munoz, Directrice générale pour les Jeux Olympiques chez Atos pour la période 2018-2024. Ce qui vient confirmer ce qu’indiquait Patrick Adiba il y a quelques semaines: "Les prochains Jeux à Pyeongchang en 2018, puis à Tokyo en 2020 s'appuiront totalement sur une infrastructure cloud, depuis nos centres de Barcelone et de Madrid".

En effet, Atos a installé ses infrastructures et équipes dédiées aux Jeux olympiques dans la péninsule ibérique. Un laboratoire de test central espagnol est utilisé pour les éditions successives des Jeux. "Cela réduit nos coûts et évite les coûteuses installations à réaliser sur place. Aujourd’hui, la gestion est centralisée en Espagne", détaille Angels Martin Munoz. Les serveurs, eux, sont situés au Pays-Bas.

Déjà un an de tests pour les Jeux 2018

À Madrid, cela fait plusieurs mois que le centre travaille à la préparation du système de diffusion des résultats des prochains Jeux. "Depuis un an, nous menons des tests par itérations pour préparer Pyeongchang", souligne la responsable.

La préparation passe aussi par le recrutement des volontaires. Angels Martin Munoz précise: "nous avons ouvert le système de portail de volontaires afin que ces derniers s’enregistrent et partagent les informations les concernant auprès du comité organisateur". Le centre a également commencé à mettre au point le planning de gestion des moyens humains. D’une édition des Jeux à une autre, une partie de l’infrastructure est néanmoins réutilisée. Mais des adaptations sont bien sur nécessaires pour suivre l’évolution rapide de la technologie.

Adeline Raynal