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La photo numérique a du mal à passer de l’écran au papier

Pour partager leurs souvenirs avec leurs proches, plus d’un tiers des Français utilisent les réseaux sociaux, et seulement un sur cinq les imprime pour les encadrer.

Pour partager leurs souvenirs avec leurs proches, plus d’un tiers des Français utilisent les réseaux sociaux, et seulement un sur cinq les imprime pour les encadrer. - Sébastien Bozon - AFP

Selon une étude réalisée par OpinionWay pour Fujifilm, les Français font de plus en plus de photos mais ne les impriment que très rarement. Par manque de temps, de moyens ou d’envie.

En une décennie, la photo est définitivement entrée dans l’ère du numérique. Et les Français ne sont pas en reste dans cette tendance. Quel que soit le type d’appareils de prise de vue (smartphones, compact, reflex…), ils shootent à longueur de temps, partagent leurs images sur les réseaux sociaux, les stockent sur un disque dur ou sur le Cloud. Par contre, ils impriment rarement les photos qu’ils ont prises. 

Selon une étude réalisée par Fujifilm, 9 Français sur dix déclarent stocker les prises de vues. Sur ce nombre, près de la moitié (47%) reconnaissent qu’une fois prises, ils ne les regardent plus. Cette tendance est plus sensible chez les hommes (52%) que chez les femmes (42%). 

Pour partager leurs souvenirs avec leurs proches, plus d’un tiers utilise les réseaux sociaux, un Français sur cinq les imprime à l’unité pour les encadrer ou en faire un album et 15% réalisent des livres photos.

Automatiser la création pour populariser le livre photo

Pour Fujifilm, le désintérêt pour ce support s’explique principalement par le temps que nécessite la production d’un livre sur Internet. Ils ont été 29% à donner ce motif alors que pour 33% des personnes interrogées, ce produit est le support le plus adapté pour les photos de grands événements de la vie (naissance, mariage, anniversaire…). 

Pour inciter le public à utiliser ce support, Fujifilm a lancé un logiciel qui automatise la création d’un livre. Les photos sont sélectionnées en fonction de la qualité de la prise de vue, sont classées par personne grâce à une technologie de reconnaissance facial et s’intègrent dans une mise en page sans intervention humaine.

Selon Fujifilm, ce dispositif, qui est accessible sur les bornes de partenaires et d’ici la fin de l’année en ligne, permet de réaliser un livre en 5 minutes. 

Pascal Samama