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La nouvelle que toutes les start up de France attendaient

Le nombre de levées de fond bat lui aussi des records, 38 startup concernées sur ce trimestre alors que l’on navigue le plus souvent entre 20 et 30. (image d'illustration)

Le nombre de levées de fond bat lui aussi des records, 38 startup concernées sur ce trimestre alors que l’on navigue le plus souvent entre 20 et 30. (image d'illustration) - Andrew Toth - Getty Images North America/AFP

Le baromètre des investissements des business angels français, ceux qui financent les start up, a enregistré une croissance spectaculaire sur les six premiers mois de l’année. Jamais depuis 5 ans, les créateurs d'entreprises innovantes n'avaient levé autant d'argent.

En 2014, les business angels avaient clairement déçu les créateurs d'entreprises. Leurs investissements n'avaient pas été à la hauteur espérée. Les start-up espéraient donc un retournement de situation en 2015. Les chiffres du premier semestre 2015, pourrait voir cet espoir s'exaucer.

Ils sont à ce point spectaculaires que les auteurs du baromètre ISAI veulent rester prudents. En effet, jamais depuis 5 ans les start up de l’internet n’avaient levé autant d’argent, plus de 16 millions d’euros sur le 2eme trimestre 2015, quand le record précédent dépassait à peine les 10 millions d’euros.

"Le premier semestre 2015 connaît une croissance de 50% par rapport à 2014 et le deuxième trimestre est particulièrement spectaculaire avec quasiment 100% de croissance. Donc c'est une tendance très positive", s'est réjoui Jean-David Chamboredon, le patron du fonds ISAI sur BFM Business.

Plus important encore, aucun arbre ne vient cacher la forêt, pas d’opération spectaculaire qui viendrait fausser les chiffres, le nombre de levées de fond bat lui aussi des records, 38 start up concernées sur ce trimestre alors que l’on navigue le plus souvent entre 20 et 30.

Est-ce le décollage attendu par la French Tech? La communauté des business angels préfère attendre une confirmation avant de se prononcer. Si les levées sont 10 fois inférieurs à ceux que l’on peut trouver au Royaume -Uni, Paris n’est toujours pas dans le top 10 des écosystèmes de croissance du monde, mais un deuxième trimestre de ce type permettrait s’entrevoir un réel changement.

Laurent Mimouni, édité par BFMBusiness.com