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La 4G, ou le retour des marges chez les opérateurs

La 4G est devenu le moyen pour les opérateurs de sortir par le haut de la spirale low cost

La 4G est devenu le moyen pour les opérateurs de sortir par le haut de la spirale low cost - -

Après Orange lundi, c’est SFR qui lance son réseau 4G à Paris ce mardi. Ils ont pris de l’avance sur le calendrier de déploiement pour sortir au plus vite de la guerre des prix qui fait rage dans le secteur.

Ce devait être un marathon, ce sera finalement un sprint. Les opérateurs font la course pour déployer en premier leur réseau mobile très haut débit dans la capitale. Après Orange, lundi 28 janvier, dans le quartier de l'Opéra, SFR donne, ce mardi, le coup d'envoi à la Défense. Alors que la guerre du low cost fait rage, les opérateurs avancent à fond de train sur la 4G pour tenter de retrouver un peu de valeur...

Sur leur agenda, le déploiement des réseaux 4G, c'est la priorité. Tout s'est accéléré. SFR dit avoir deux mois d'avance sur ses objectifs initiaux. Orange, lui, a l'ambition de déployer la 4G deux fois plus rapidement que la 3G.

Amortir rapidement l'achat de fréquences

L'enjeu est clair : sortir le plus vite possible -et par le haut- de la guerre du low cost qui ravage le secteur. Le très haut débit mobile va permettre aux opérateurs de faire payer plus chers leurs forfaits mensuels, de 5 à 10 euros en moyenne, confirme Delphine Ernotte, la patronne d'Orange France. De quoi amortir rapidement l'achat des fréquences, et regonfler un peu les marges.

Surtout, en déployant au plus vite, les opérateurs espèrent une adoption rapide chez les consommateurs, en misant sur le saut technologique que représente le très haut débit mobile, et sur l'abondance de téléphones compatibles, ce qui n'était pas le cas lors du lancement de la 3G. A une exception près : l'iPhone, qui ne tourne pas sur la 4G made in France.

Anthony Morel