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L’industrie de demain devra aussi être cyber sécurisée

Guillaume Poupard, Directeur général de L'ANSSI insiste à chacune des ses apparitions sur la nécessité absolue d'intégrer le critère de cyber sécurité pour tous les projets industriels.

Guillaume Poupard, Directeur général de L'ANSSI insiste à chacune des ses apparitions sur la nécessité absolue d'intégrer le critère de cyber sécurité pour tous les projets industriels. - Florence Puybareau

L’industrie du futur ou Industrie 4.0 va s’appuyer sur des systèmes numériques. A ce titre, elle ne sera pas à l’abri de cyber attaques

Certains l’appellent l'industrie du futur, d’autres, l'industrie 4.0 car nous serions dans la quatrième révolution industrielle (après la vapeur, l’électricité et l’automatisme). Quelque soit le terme employé, l’industrie de demain sera intelligente, robotisée et digitale. A ce titre, elle rentre dans un nouvel univers, celui de l’Internet et de ses dangers qui peuvent aller de la simple intrusion à la destruction d’un système.

Diminuer par deux les coûts de production

Certes, cette rencontre entre le monde de l’industrie et du numérique n’est pas nouvelle mais désormais, avec les objets connectés, le Big Data et le Cloud Computing, elle prend une nouvelle dimension. L’objectif annoncé : améliorer la productivité. "Chez Airbus, nous voulons diminuer par deux le cycle de production d’ici les 10 prochaines années", a déclaré Lionel Gervais, directeur Marketing d’Airbus Defence et Space lors d’une table-ronde organisée dans le cadre des Assises de la Sécurité. C’est pourquoi, il est nécessaire d’inclure la sécurité très tôt, dès la conception des objets et des machines. Il s'agit de faire du "Secure by design". Bonne nouvelle, les industriels commencent à être sensibilisés à cette problématique.

Mais attention a rappelé Stéphane Meynet de l’ANSSI: "c’est aussi aux donneurs d’ordre d’exprimer leurs besoins dans les cahiers des charges. Car autrement, cela n’avancera pas". Et cela passera par un indispensable dialogue entre les deux mondes que sont les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et leurs collègues automaticiens. "A nous de montrer que la sécurité apporte de la valeur" a conclu Stéphane Joguet, RSSI de l’équipementier Daher.

Florence Puybareau