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L’Afnor fait six recommandations pour encadrer le big data

Selon une récente étude réalisée par le cabinet Forrester pour le compte de la société Xerox, les entreprises perçoivent par exemple la sécurité des données et le respect de la vie privé ainsi que la qualité des données comme les deux plus importants défis à relever en matière de big data.

Selon une récente étude réalisée par le cabinet Forrester pour le compte de la société Xerox, les entreprises perçoivent par exemple la sécurité des données et le respect de la vie privé ainsi que la qualité des données comme les deux plus importants défis à relever en matière de big data. - Pixabay

Pour favoriser le développement des mégadonnées, l’Afnor vient de publier un livre blanc intitulé « Big data : impact et attentes pour la normalisation » dans lequel l’organisme de régulation identifie les axes de développement en matière de normalisation.

Si le big data est maintenant un sujet à la mode, sa mise en pratique est loin d’être généralisée. D’une part parce que l’offre technologique est relativement naissante, donc limitée. D’autre part parce que l’exploitation de grands volumes de données, destinée à définir les axes de développements stratégiques des organisations soulèvent encore de nombreuses questions : sécurité, qualité, conformité, interopérabilité, etc. Une récente étude réalisée par le cabinet Forrester pour le compte de la société Xerox indique ainsi que les entreprises perçoivent par exemple la sécurité des données et le respect de la vie privé ainsi que la qualité des données comme les deux plus importants défis à relever en matière de big data.

L’Afnor en faveur d’une normalisation internationale du big data

Mais les enjeux liés à la gestion et à l’exploitation des mégadonnées vont plus loin. Ainsi, l’Afnor recense d’autres points à aborder tels que le contrôle, la fiabilité, la propriété intellectuelle des données, ainsi que l’interopérabilité des processus de leur collecte, d’extraction d’information et de restitution des résultats. Selon l’organisme, "la normalisation volontaire est un moyen efficace de répondre à ces enjeux".

Ainsi, l’Afnor milite en faveur d’une normalisation, internationale, centrée sur six domaines : la gouvernance des données, leur qualité et leur identification (métadonnées), les données ouvertes (open data), les opérateurs d’infrastructures (normalisation de leurs infrastructures pour répondre aux exigences du big data), les opérateurs de service (interopérabilité, traçabilité, sécurité, conformité réglementaire…)ou encore la normalisation technique (réversibilité de la "pseudonymisation" des données, évaluation des performances des systèmes, processus de visualisation et de manipulation des résultats…).

Eddye Dibar