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Jean-François Roubaud (CGPME): le pacte de responsabilité "n'est pas compliqué"

Jean-François Roubaud était l'invité de BFM Business, ce lundi 24 février.

Jean-François Roubaud était l'invité de BFM Business, ce lundi 24 février. - -

Le président de la CGPME était l'invité de BFM Business, ce lundi 24 février. Il est revenu sur le pacte de responsabilité qui sera discuté, vendredi prochain, par les partenaires sociaux.

Les partenaires sociaux s'apprêtent à discuter des baisses de charges et des modalités du pacte de responsabilité, vendredi 27 février, avant de transmettre leurs propositions à Jean-Marc Ayrault.

La CFDT et le Medef ont déjà fait connaître leurs positions concernant l'articulation du CICE (crédit impôt compétitivité et emploi) avec la baisse des charges. Invité de BFM Business ce lundi 24 février, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a indiqué que son organisation fera connaître la sienne "dans les jours qui viennent".

"Je dois rencontrer le ministre des Finances et le ministre du Budget, mais sur le principe nous sommes à peu près d'accord" avec le Medef, qui souhaite que les allègements Fillon et le Cice soit maintenu et couplé à 10 milliards d'euros de baisses de charges supplémentaires.

"Le Cice est quelque chose qui commence et dont les chefs d'entreprise se rendent compte que c'est une bonne chose, donc il faut le maintenir", a-t-il fait valoir.

Attention aux "populations oubliées"

Pour Jean-François Roubaud, ce dispositif global "n'est pas si compliqué, mais il faut faire attention à ce qu'il n'y ait pas de population qui soit oubliée". Il a indiqué penser notamment aux entreprises indépendantes "qui ne peuvent pas bénéficier du Cice" et "qui doivent avoir aussi une baisse de charges.

Il a ensuie évoqué les contreparties du pacte. "Pour moi, elles sont très simples: le gouvernement a enfin une vraie stratégie qui permettra aux entreprises de s'en sortir. Mais nous sommes incapables de dire combien d'emplois cela créera".

"Nous allons augmenter les marges des entreprises ce qui nous permettra d'avoir un peu plus d'argent et donc de faire des investissements en hommes ou en matériel, mais la création d'emploi n'est pas liée directement [à ce mécanisme, ndlr] c'est l'affaire de trois, quatre ou cinq ans", a-t-il détaillé.

J.M.