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High-tech américaine: Amazon étonne, Google déçoit

Même si le groupe reste sur une perte pour l'ensemble de 2014, Amazon a néanmoins réalisé des bénéfices au dernier trimestre.

Même si le groupe reste sur une perte pour l'ensemble de 2014, Amazon a néanmoins réalisé des bénéfices au dernier trimestre. - Leon Neal - AFP

Malgré un dollar fort, la high-tech américaine arrive encore a étonner avec des fondamentaux économiques robustes, et des modèles industriels forts.

Amazon a fait des bénéfices. Sur un trimestre, c’est déjà ça. Le groupe reste sur une perte pour l’ensemble de 2014, mais finalement tout le monde s’est fait à cette donne structurelle instaurée par Jeff Bezos. Le surprenant patron d’Amazon répétant que tout l’argent qu’Amazon gagne doit servir a financer de nouveaux projets et de nouveaux usages, la "Machine à Rêves Amazon" est gourmande en cash.

Du coup, 214 millions de dollars de bénéfices engrangés sur un trimestre, les analystes en restent pantois. Ce qui veut dire que le groupe commence à améliorer sa rentabilité, chantier majeur de ces prochaines années, mais aussi que la force actuelle du dollar pour l’instant n’arrive pas à gripper la machine.

Des nouvelles de nature a faire immédiatement bondir le titre de 9% après cette publication sur le marché électronique hors-séance, et augurer d’une excellente journée à Wall Street aujourd’hui.

Les géants d’internet résistent

Pour Google, le phénomène est connu. On a affaire à des chiffres majeurs, macro-économiques, mais voilà le marché fait la fine bouche. Tout de même ! Sur un trimestre, un bénéfice qui passe de 3,4 à 4,8 milliards de dollars, pour 18 milliards de chiffre d’affaires. Mais voilà, le cœur de Google, le modèle du "Pay per Click", la redevance publicitaire que les annonceurs payent pour voir leur pubs cliquées sur les pages Google, est à nouveau sujet d’inquiétudes, car en baisse de 3% sur le dernier trimestre 2014.

Une performance jugée décevante par rapport à Facebook notamment, qui sur la même période est arrivé à doubler ses revenus, notamment sur le mobile. Et encore une fois le tout-Wall Street de se dire que quelque chose cloche dans le cœur du réacteur Google, véritable totem de l’industrie numérique. Phénomène périodique tous les trimestres… pour un titre qui perd 8,6% sur un an, mais qui garde justement tout son potentiel pour l’année qui s’ouvre.

Antoine Larigaudrie