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Golan Telecom, le Free israélien, se cherche un avenir

Michaël Boukobza, l'ex-directeur général d'Iliad, est le principal actionnaire de l'opérateur Golan Telecom.

Michaël Boukobza, l'ex-directeur général d'Iliad, est le principal actionnaire de l'opérateur Golan Telecom. - Pascal Pavani-AFP

L'opérateur, détenu à 30% par Xavier Niel, envisage de fusionner avec un rival ou de se vendre. Golan Telecom s'est inspiré de Free pour casser les prix sur les forfaits mobiles.

La réduction du nombre d'opérateurs en Israël est à l'ordre du jour comme en Europe. Le trublion local de la téléphonie mobile, Golan Telecom a engagé une réflexion sur son avenir.

Après qu'une information a fuité dans la presse locale, l'opérateur a dû reconnaître qu'il avait donné mandat à une banque d'investissement afin d'évaluer et d'explorer les options qui pourraient conduire à une vente ou à une fusion. Rien n'est tranché à ce stade.

L'information a eu un retentissement important dans le pays, à la mesure de la révolution qu'a apporté ce jeune opérateur en cassant le prix des forfaits mobiles sur le marché israélien, mi-2012.

Sa stratégie commerciale agressive a été dupliquée sur celle de Free Mobile. Et pour cause. L'actionnaire principal de Golan Telecom, Michaël Golan (ex-Boukobza) n'est autre que l'ex-directeur général d'Iliad, qui a quitté l'opérateur français en 2007 pour s'installer en Israël. Il a associé Xavier Niel au capital de l'opérateur dont il est l'actionnaire principal.

Cinq opérateurs mobiles se font une concurrence acharnée

A l'instar ce qui s'est produit en France depuis l'arrivée de Free, il s'en est suivi en Israël une guerre de prix sur les forfaits mobiles à laquelle a aussi participé Patrick Drahi, propriétaire du premier câblo-opérateur du pays, Hot, également détenteur d'une licence d'opérateur mobile.

En trois ans d'activité, Golan Telecom a réussi à séduire plus 850.000 clients. Pourtant, en envisageant une éventuelle fusion, voire un rachat, Golan Telecom reconnaît, de facto, la dureté de la compétition du marché mobile local.

Dans ce pays de 7 millions d'habitants, cinq opérateurs sont aujourd'hui en concurrence, dont celui qui a valu au PDG d'Orange une vive polémique au début de l'été, Partner évoluant sur le marché avec la licence de la marque française. 

Durant l'été 2015, Golan Telecom a aussi subi un revers important. Le ministère des communications s'oppose à son accord avec Cellcom, qui lui permettrait d'utiliser le réseau mobile de cet opérateur, sur le modèle de celui conclu en France par Free avec Orange.

L'amertume du trublion israélien des télécoms est d'autant plus grande qu'un accord du même acabit a été validé entre deux de ses concurrents, Hot et Partner...

Frédéric Bergé