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Foodchéri lève 6 millions d'euros pour livrer dans toute l'Ile-de-France

Avec cette seconde levée de fonds, FoodCheri ne veut pas devenir une star mondiale. Elle veut lancer ses services dans tout le Grand-Paris.

Avec cette seconde levée de fonds, FoodCheri ne veut pas devenir une star mondiale. Elle veut lancer ses services dans tout le Grand-Paris. - FoodCheri

La start-up lancée en 2015 avance doucement mais sûrement. Elle vient de réaliser un tour de table de 6 millions d’euros pour se donner les moyens de devenir le premier fast-food 2.0 du Grand Paris.

Les start-up de la "Food Tech" doivent-elles obligatoirement avoir une stratégie mondiale pour réussir? Pas toutes, loin de là et FoodChéri en est la preuve. Cette start-up française prépare des repas qu’elle fait livrer aux clients par des coursiers en vélo dans Paris.

Créée en 2015 par Patrick Asdaghi, qui en est le PDG, elle vient de réussir une levée de fonds de 6 millions d’euros, pour élargir sa zone de livraison à toute l’Île-de-France. En 2015, elle avait déjà levé 1 million d'euros en amorçage.

"Actuellement, nous servons des repas dans Paris et dans quelques villes limitrophes, mais désormais, nous voulons nous étendre au Grand Paris". FoodChéri s’est lancé en 2015 avec une poignée de personnes pour livrer des plats préparés dans quelques arrondissements de la capitale. À l’époque, elle préparait une centaine de repas.

Désormais, elle emploie une quarantaine de salariés en CDI, sert un millier de repas et voudrait multiplier la clientèle en étendant sa zone de prospection à toute l’Ile-de-France. Tout le contraire de Take Eat Easy en termes de stratégie et de réussite.

"Nous sommes un véritable restaurateur en ligne"

"Nous sommes souvent comparés aux acteurs de la food delivery (livraison de repas), mais ce n’est pas notre activité", réagit Patrick Asdaghi. "Nous sommes un véritable restaurateur en ligne : notre différence réside dans l’intégration de la chaine de valeur et notre croissance est donc, par nature, différente des plateformes entre restaurateurs, clients et coursiers."

L'objectif de développement de la zone de livraison n’est que la face visible de la stratégie de FoodChéri. Car chaque augmentation du nombre de plats à préparer a des répercussions industrielles logiques. "Pour faire face à cette croissance et pour générer des gains de productivité, nous devons renforcer notre savoir-faire dans les métiers de bouche", indique le dirigeant qui précise que dans la restauration, les équipements coûtent cher. "Un four coûte environ 25.000 euros", explique-t-il.

Reste la question des livreurs qui a été soulevée avec l’affaire Take Eat Easy. "Le problème est sur la table pour l’ensemble du secteur", reconnaît Patrick. "Nous n’excluons actuellement aucune possibilité. Mais c’est un sujet complexe qui doit faire sens pour les start-up comme pour les coursiers qui pourraient devenir les ambassadeurs de la marque."

Devront-ils pour cela travailler en exclusivité avec une seule plateforme? "C’est une question, mais ce n’est pas la principale. Ce qui freine vraiment cette volonté est le coût du travail qui n’incite pas à recruter." Un message qui semble adressé aux candidats à la prochaine élection présidentielle.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco