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Facebook force ses sous-traitants à mieux payer leurs salariés

Sheryl Sandberg, directrice générale de Facebook, a justifié l'augmentation du salaire minimum chez ses fournisseurs par le fait que les femmes en seraient les premières bénéficiaires.

Sheryl Sandberg, directrice générale de Facebook, a justifié l'augmentation du salaire minimum chez ses fournisseurs par le fait que les femmes en seraient les premières bénéficiaires. - GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP Justin Sullivan

Le plus gros réseau social du monde s'inspire de Microsoft. Ses fournisseurs américains devront accorder un salaire minimum de 15 dollars l'heure et 2 semaines de congés payés.

La Silicon Valley se découvrirait-elle une conscience sociale? Certains géants américains de la technologie ont décidé d'élever les standards sociaux outre-Atlantique en agissant sur leurs fournisseurs.

Après Microsoft, Facebook a décidé de demander à ses principaux sous-traitants d'accorder à la fois des augmentations de salaires et une série d'avantages sociaux à leurs salariés.

"Ces avantages incluent un salaire minimum de 15 dollars, un minimum de 15 jours de congés payés pour les vacances, le versement du salaire en cas de maladie, et pour les travailleurs qui ne reçoivent aucun congé parental rémunéré, une nouvelle prestation de 4.000 dollars à la naissance pour les nouveaux parents" explique Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook dans son blog officiel.

Etant l'une des rares femmes de la Silicon Valley à occuper un poste haut placé chez un géant des nouvelles technologiques, elle justifie ainsi l'augmentation du salaire minimum: "Les femmes, parce qu'elles représentent environ les deux tiers des travailleurs payés au salaire minimum à l'échelle nationale, sont particulièrement concernées par ces ajustements salariaux".

Les fournisseurs employant plus de 25 salariés sont visés

Les employés de sous-traitants intervenant au siège social californien de Facebook, sont déjà bénéficiaires de ces mesures. Celles-ci seront étendues aux employés des entreprises sous-traitantes basées aux États-Unis avec plus de 25 salariés.

En imposant un salaire horaire minimum de 15 dollars, Facebook anticipe la réglementation que des grandes villes américaines comme San Franscisco et Seattle ont adopté localement, pour imposer ce niveau de salaire d'ici 3 ans.

Après la décision de Microsoft d'imposer 15 jours de congés payés aux salariés de ses propres fournisseurs, la position de Facebook, illustre la prise de conscience chez les géants de la technologie, à l'opulence financière écrasante, de la nécessité de réajuster le balancier en faveur de salariés.

Ce mouvement va aussi dans le sens de la politique de l'administration Obama qui veut promouvoir les congés payés auprès des employeurs. Le secrétaire d'Etat au Travail, Thomas Perez, et la conseillère de la Maison blanche, Valérie Jarrett, ont entamé, début avril 2015, une tournée dans plusieurs Etats américains, pour les en convaincre.

Frédéric Bergé