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Et si Free préparait un smartphone?

Free a promis "une surprise pour la fin février" à ses abonnés mobile

Free a promis "une surprise pour la fin février" à ses abonnés mobile - Eric Piermont - AFP

Le groupe télécoms travaillerait au lancement de son propre smartphone, indique le Figaro ce 4 février, sans citer de sources. Une rumeur qui est toutefois loin d'être récente.

C'est un serpent de mer que le Figaro ramène à la surface ce mercredi 4 février: Free travaillerait au lancement d'un smartphone sous sa marque. Le quotidien ne cite pas de sources et évoque simplement "une rumeur encore discrète".

Ce "Freephone", comme le dénomme le Figaro, "ouvrirait la porte à toutes les spéculations" écrit le journal, qui rappelle que l'opérateur télécoms s'est développé sur la base d'abonnements sans engagements et sans téléphone subventionné. Interrogé par BFM Business, Free n'a pas souhaité commenter ces informations.

"Une surprise" pour la fin février

Cette rumeur d'un smartphone propre à Free ne date pas d'hier. "Ce n'est pas la première fois qu'une telle rumeur prend corps", explique d'ailleurs un analyste cité par le Figaro, qui évoque un précédent datant de 2012. Le même analyste souligne néanmoins qu'un tel projet pourrait permettre à l'opérateur télécoms de "mettre en avant de nouveaux services".

A ce titre, Xavier Niel, le fondateur de Free avait promis le 4 novembre dernier sur BFM Business "une surprise" pour les abonnés de l'opérateur mobile. Il évoquait alors "un petit truc, beau , un petit machin sympa".

"On fera un keynote parce que je trouve qu'on s'est peu endormi sur le mobile", ajoutait-il. A l'époque, Xavier Niel évoquait une annonce "pour la fin février". Faut-il pour autant croire à un "Freephone" pour autant? Difficile de répondre.

Un marché qui va "plutôt pas mal"

Free a en tout cas décidé de repasser à l'offensive sur le marché du mobile où il était arrivé en fanfare, début 2012, fragilisant la concurrence. Ce dernier point avait toutefois été contesté par Xavier Niel en novembre dernier. "On est arrivé en 2012, ils ont tous pleuré, leurs cours de Bourse est aujourd'hui, pour tous, au-dessus de celui de 2012. SFR s'est vendu 15 à 17 milliards. Et deux acteurs soit-disant agonisants se sont battus pour acheter SFR. J'ai l'impression que ce marché va plutôt pas mal", déclarait-il.

Free est par ailleurs tenu par l'Arcep, le gendarme des télécoms, de couvrir 75% de la population avec son réseau 3G depuis le 12 janvier. En novembre Xavier Niel assurait que cette obligation serait largement rempli et ajoutait "viser les 95% d'ici à deux ans".

J.M.