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En devenant casaniers, les Américains économisent de l'énergie

Les Américains ont passé huit jours de plus chez eux en 2012

Les Américains ont passé huit jours de plus chez eux en 2012 - CC0 Creative Commons

La sédentarité accrue des Américains engendre des économies d'énergie, affirment des chercheurs. Ce changement de mode de vie s'expliquerait par le développement du télétravail et des services en ligne.

Rester chez soi, un geste pour la planète? Une étude affirme que le changement de mode de vie des Américains influe sur leur consommation d’énergie, rapporte The Verge. Aux États-Unis, les citoyens sont de plus en plus sédentaires. En 2012, ils ont passé huit jours de plus chez eux qu’en 2003, selon l’American Time Use Survey (ATUS). Sur l’année, ils ont passé un jour de moins à se déplacer.

En restant chez soi, la consommation d’énergie n’est pas nulle car on allume ses lumières ou sa télévision. Mais l'impact de ce nouveau mode de vie est bien réel, affirment les chercheurs. En 2012, environ 1,8% de la production d’énergie a été économisé aux États-Unis, selon une étude publiée par le journal Joule. Pour se donner un ordre d’idée, cela correspond à l’énergie produite par le Kentucky en 2015.

Changement des habitudes en heures par an
Changement des habitudes en heures par an © Joule

Trouver la raison exacte de ce changement de mode de vie est délicat. Les auteurs de l’étude suggèrent que la démocratisation du télétravail, des services de streaming vidéo comme Netflix ou de shopping en ligne comme Amazon n'encouragent plus les Américains à sortir de chez eux. 

La hausse du temps passé chez soi impacte presque toutes les tranches de la population américaine. Seuls les plus de 65 ans, moins connectés, ont passé davantage de temps dehors qu’en 2003. Les 18-24 ans sont les plus casaniers. Ils passent 70% de temps de plus chez eux que le reste de la population.

Les scientifiques alertent cependant face à la banalisation de ce mode de vie car même s’il pourrait être bon pour la planète, il ne l’est pas pour la santé des citoyens.

Pauline Dumonteil