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Drop don't park va-t-il révolutionner le parking à Paris?

Geoffroy Roux de Bezieux était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce mardi.

Geoffroy Roux de Bezieux était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce mardi. - BFM Business

Geoffroy Roux de Bezieux a présenté ce mardi sur BFM Business sa nouvelle entreprise, Drop don't park, un service de parking par voiturier qu'il estime capable de révolutionner les usages.

Geoffroy Roux de Bezieux remonte sur le cheval de l'entrepreneur, près de 20 ans après avoir fondé The Phone House. Son nouveau bébé, Drop don't park, une application mobile que son concepteur définit comme "un voiturier dans la poche", ce mardi sur BFM Business.

"En région parisienne et dans toutes les grandes villes d'Europe, on perd énormément de temps à chercher une place. A Paris, 20% des voitures qui roulent sont en train de chercher une place, et ça prend en moyenne 20 minutes. Avec Drop, vous dites où vous voulez garer votre voiture. Un voiturier vient la chercher, la gare dans un parking sécurisé et vous la ramène, quand vous en avez besoin", explique Geoffroy Roux de Bezieux.

Une rentabilité qui dépend de la productivité

Lorsque l'on sait qu'on se rend à telle adresse, on se connecte, puis le voiturier vient à cet endroit uniquement pour le client. Grâce à un algorithme qui calcule son temps de trajet, il l'attend lorsqu'il arrive, et prend des photos de la voiture, "évidemment, pour qu'il n'y ait pas de problème au moment de la remise". Et même, "il envoie une photo de l'endroit où vous êtes garé". Un service qui coûte "autant qu'une place de parking: 15 euros pour trois heures". De nouvelles options devraient très vite être disponibles: faire le plein, laver le véhicule, en faire la vidange.

Comment se fait-il que le service ne coûte pas un bras? "C'est très simple, c'est une question de productivité, comme pour les chauffeurs de taxi", explique le business angel. "Il faut suffisamment de voitures à garer pour occuper les voituriers, aujourd'hui embauchés en CDI mais qui deviendront peut-être, à terme, des autoentrepreneurs".

Il faut 4 à 5 voitures à l'heure pour que l'entreprise "gagne de l'argent". Le voiturier lui, "est basé dans son parking, et se rend sur le lieu où vous voulez vous garer en trottinette électrique", l'engin "le plus efficace dans les rues de Paris" parce que le voiturier peut ensuite la ranger dans le coffre de la voiture qu'il gare, explique l'ex-président de l'Unedic.

N.G.