BFM Business

Déjà le début de la fin pour Pokémon Go?

-

- - AFP

Le jeu qui comptait 45 millions d'utilisateurs en juillet en aurait perdu 12 millions depuis le début du mois d'août selon des données recueillies par des applications spécialisées. De quoi rassurer les applications de réseaux sociaux qui craignaient de voir leur fréquentation baisser.

Pokémon Go n'aura-t-il été qu'un tube de l'été? C'est ce que semble montrer des chiffres récents d'utilisation du jeu. L'appli phénomène qui comptait 45 millions d'utilisateurs en juillet à travers le monde aurait perdu 12 millions d'entre eux depuis le début du mois d'août selon Apptopia. Des joueurs moins nombreux, des téléchargements et un niveau d'engagement des utilisateurs en baisse tout comme le temps passé sur l'application. Malgré ses mises à jour, le jeu de Niantic échouerait à conserver ses joueurs tout comme à en convertir de nouveaux. La faute sans doute à son côté répétitif et à son manque de challenge déploré par de nombreux utilisateurs.

Un déclin qui, s'il se confirme, ne devrait pas déplaire aux applications de réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et Snapchat qui craignaient une chute de leur audience devant l'euphorie suscitée en juillet par Pokémon Go. "Au vu du décollage rapide de Pokémon Go en juillet, les investisseurs ont pensé que cette nouvelle expérience allait détourner les utilisateurs de smartphones des autres applications", explique Victor Anthony, analyste chez Axiom Capital Management.

Ce ne sera certainement pas le cas. À moins que le développeur Niantic ne trouve une solution pour relancer l'intérêt de son jeu. Une nouvelle mise à jour est déjà prévue pour les prochains jours qui devrait améliorer les phases de combat dans les arènes. Le créateur du jeu reste en tout cas confiant. "Nous travaillons dur sur plein de nouvelles fonctionnalités excitantes qui devrait arriver dans le futur de Pokémon Go", assure un porte-parole au site britannique Arstechnica. Il ne faudrait peut-être pas tarder à les lancer.

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco