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Cisco est à la peine dans les pays émergents

John Chambers, le patron de Cisco, pointe le rôle du shutdown et du scandale PRISM dans les difficultés vécues par son groupe.

John Chambers, le patron de Cisco, pointe le rôle du shutdown et du scandale PRISM dans les difficultés vécues par son groupe. - -

Le spécialiste des réseaux a averti sur ses résultats le 13 novembre. Son patron, John Chambers, qui fait état d'une chute généralisée des investissements, pointe l'impact du scandale PRISM et du shutdown.

Avertissement retentissant de Cisco, mercredi 13 novembre, après la clôture des marchés américains. Le spécialiste des réseaux a annoncé une forte baisse de l'activité dans tous ses métiers. Et particulièrement dans les marchés émergents. John Chambers, le patron du groupe, note une vraie frilosité des entreprises à investir, notamment dans du matériel américain.

Les chiffres sont impressionnants. La chute des investissements est généralisée, pour plusieurs raisons qui ne sont pas sans provoquer une forme d'inquiétude à long terme sur ce que John Chambers appelle le "processus de décision d'investissement", c'est-à-dire la capacité des entreprises à investir en nouvelles technologies.

La Chine et la Russie refroidies par PRISM

L'activité chute entre 18 et 20% au Brésil, Inde, Mexique, Chine et Russie. Cas particulier pour ces deux derniers pays: John Chambers estime que beaucoup d'entreprises ressortissantes sont réticentes à investir dans du réseau ou des machines conçus par Cisco. Pourquoi? A cause des différents scandales de saisie de données personnelles par la NSA. Le patron du groupe note un vrai impact négatif, très palpable en Russie et en Chine, mais qui s'étend finalement à tous les autres pays.

Autre cause du ralentissement: le shutdown. L'impact financier est vraiment mineur sur le troisième trimestre. A hauteur de 50 millions de dollars. Mais la fermeture prolongée des administrations américaines aura eu un effet très négatif à un peu plus long terme. Face à ce genre d'incertitudes, évidemment, les entreprises hésitent avant de dégainer de l'investissement lourd. Ce qui pèsera sur l'activité générale

Antoine Larigaudrie