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Ces ingénieurs indiens qui se hissent au top de la high tech

D'origine indienne et âgé de 43 ans, Sundar Pichai prend les manettes de Google

D'origine indienne et âgé de 43 ans, Sundar Pichai prend les manettes de Google - Justin Sullivan-Getty Images North America-AFP

Réputée pour la qualité de ses informaticiens, l'Inde s'est imposée comme une pépinière de talents. Google n'est pas le seul géant à en avoir pris conscience. Microsoft, Nokia ou Adobe ont également nommé des Indiens à leur tête.

Le premier ministre Narendra Modi, adepte du "Make in India", devrait se réjouir de la prise de pouvoir de ses compatriotes à la tête de prestigieuses entreprises de technologie américaines.

La nomination de Sundar Pichai à la tête de Google présente toutes les caractéristiques du rêve américain. Cet informaticien de 42 ans, issu d'une famille indienne modeste, a su gravir en une décennie les échelons chez le géant californien du web, et ce jusqu'au sommet.

Son ascension fait écho à celle de Satya Nadella, son compatriote (naturalisé américain), nommé à la tête de Microsoft il y a dix huit mois. Ce natif d' Hyderabad (une grande ville indienne), avait immigré aux États-Unis, une fois obtenu son diplôme d'ingénieur en électronique dans son pays.

La France vient de faire connaissance avec Rajeev Suri (originaire de New Delhi) qui fait parler de lui depuis qu'il a pris les rênes de Nokia, en avril 2014. Le futur patron d'Alcatel-Lucent, que Nokia est en train d'acquérir, a su brillamment redresser l'activité opérateur du constructeur finlandais, en réussissant la délicate fusion avec son ex-concurrent Siemens Networks.

La Silicon Valley, terre d'accueil des ingénieurs indiens

Ces trois patrons d'origine indienne, promus en moins de dix-huit mois à la tête d'entreprises emblématiques, sont les dignes représentants des nombreux indiens diplômés en technologie, très présents outre-Atlantique.

Beaucoup sont issus d'instituts technologiques (comme Sundar Pichai ou Satya Nadella) qui forment des ingénieurs de bon niveau, très compétitifs sur le marché mondial de l'emploi high tech et très appréciés aux Etats-Unis car anglophones.

Selon Le Monde, plus du tiers des entreprises de la Silicon Valley ont un dirigeant d'origine indienne dans leur organigramme. On peut citer Shantanu Narayen, à la tête d'Adobe Systems ou Ajay V.Bhatt, responsable de l'architecture des plates-formes (microprocesseurs) clientes chez Intel.

Quelques femmes sont aussi parvenues à des postes-clés. Ruchi Sangvhi fut vice-présidente chez Dropbox jusqu'en 2013. Padmasree Warrior, a été promue en 2007 directrice de la technologie chez Cisco, avant d'annoncer qu'elle quittait son poste durant cet été 2015. 

Frédéric Bergé