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Bruxelles n'a rien contre le rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia

Alcatel-Lucent va pouvoir être racheté par Nokia.

Alcatel-Lucent va pouvoir être racheté par Nokia. - Eric Piermont - AFP

Pour la Commission européenne, ce rapprochement n'engendra pas de problèmes de concurrence.

Tout est en règle. La Commission européenne a donné son feu vert vendredi au rachat du français Alcatel-Lucent par son concurrent finlandais Nokia, estimant que ce rapprochement ne posera pas de problèmes de concurrence.

"Les deux entreprises fournissent, au niveau mondial, des équipements et des services de télécommunication. (...) Elles ne sont pas des concurrents proches et plusieurs concurrents puissants au niveau mondial continueront d'exercer leurs activités à l'issue de l'opération", justifie le gendarme européen de la concurrence dans un communiqué.

Parmi eux figurent Ericsson et Huawei, ainsi que l'entreprise chinoise ZTE et le groupe coréen Samsung, qui "devrait jouer un rôle plus important dans un avenir proche en ce qui concerne les équipements de télécommunication mobile de dernière génération (la 4G, en cours de déploiement, et la 5G)", souligne le gendarme européen de la concurrence.

Nouvelle entité formée au premier semestre 2016

L'offre de Nokia valorise Alcatel-Lucent à 15,6 milliards d'euros et le finlandais détiendra 66,5% du capital de la nouvelle entité qui doit être formée avec l'équipementier franco-américain au premier semestre 2016. La Commission a évalué les effets de l'opération dans le domaine des équipements de réseau mobile, notamment pour connecter les appareils mobiles aux réseaux et pour acheminer les appels téléphoniques et le trafic de données.

Après enquête, elle a estimé que "les chevauchements entre les activités des deux entreprises sont, dans les faits, limités". Nokia est très présente en Europe, où Alcatel-Lucent est un acteur modeste. A l'inverse, le groupe franco-américain est très présent en Amérique du Nord, où les activités de Nokia sont assez limitées.

D. L. avec AFP