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Bouygues et SFR comptent réaliser des économies dès 2017

Olivier Roussat, ici fin 2013, a assuré que cette mutualisation des réseaux "sera sans impact sur l'emploi".

Olivier Roussat, ici fin 2013, a assuré que cette mutualisation des réseaux "sera sans impact sur l'emploi". - -

Les deux opérateurs télécoms ont affirmé, ce lundi 3 février dans un communiqué, tabler sur des économies à compter de 2017, via la mutualisation d'une partie de leurs réseaux. Bouygues mise sur un montant de 100 millions d'euros par an.

Bouygues et SFR en disent un peu plus sur le projet de mutualisation d'une partie de leur réseau mobile. Dans un communiqué publié ce lundi 3 février, les deux opérateurs télécoms indiquent tabler sur des premières économies liées à ce projet à partir de 2017-2018.

Cette mise en commun des réseaux des numéros deux et trois du mobile en France va prendre du temps car elle implique notamment le démontage d'une partie des sites, ce qui nécessitera dans un premier temps des investissements de plusieurs centaines de millions d'euros, a précisé Jean-Yves Charlier, le PDG de SFR.

"Sans impact sur l'emploi"

Grâce à cet accord, Bouygues espère à terme réaliser 100 millions d'euros d'économies par an. SFR n'a pas souhaité donner de chiffres de son côté mais son PDG a jugé cohérentes des estimations d'analystes évoquant 200 millions d'euros d'économies par an.

"L'accord sera sans impact sur l'emploi", a par ailleurs précisé le dirigeant de Bouygues Telecom Olivier Roussat, lors d'une conférence de presse commune des deux opérateurs.

Vendredi 31 janvier, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, a vanté, devant la Fédération française des télécoms (FFT), un modèle économique à trois opérateurs, contre quatre à l'heure actuelle (Orange, Free Mobile, SFR et Bouygues).

Il avait également multiplié ses critiques contre l'Arcep, le gendarme des télécoms et invité Orange et Free Mobile à préparer la fin du contrat d'itinérance qui permet au second de louer une partie du réseau 2G et 3G du premier cité.

J.M. avec Reuters