BFM Business

Attention, votre patron peut lire vos messages privés échangés sur Slack

La version payante de Slack permet de télécharger toutes les conversations, même privées

La version payante de Slack permet de télécharger toutes les conversations, même privées - Sous licence Creative Commons CC0

La dernière mise à jour de Slack, sorte de "chat" entre collègues, inquiète car le contenu des conversations peut être téléchargé par votre patron. Cela concerne même vos conversations "privées".

Slack est un dispositif très utilisé dans les entreprises. Cet outil de communication lancé en 2014 permet d’échanger entre collègues, via des conversations en groupe ou en “privé, avec une seule personne.

Une mise à jour récente des règles de fonctionnement de la plateforme permet désormais à ses clients de l’offre payante de télécharger l’intégralité des données des espaces de travail. Les canaux de discussions publics (conversations en groupe) donc, mais aussi privés. En somme, votre patron pourrait avoir accès à toutes les discussions tenues avec vos collègues.

Ce n'est pas une nouveauté. Un administrateur premium pouvait déjà télécharger les données de son espace de travail. Mais cette fonctionnalité était réservée uniquement à quelques personnes. De plus, elle devait être activée à l’avance et son existence était connue de tous les membres qui étaient ainsi avertis que leurs messages n’étaient pas totalement privés.

Les utilisateurs ne sont plus prévenus 

Depuis la mise à jour, les utilisateurs ne sont plus obligatoirement informés du téléchargement des données. "Les propriétaires d’un espace de travail (payant) peuvent demander l’accès à un outil d’exportation en libre service, pour télécharger toutes les données depuis l’espace de travail. Cela inclut le contenu de chaînes publiques et privées, ainsi que les messages directs", indique désormais le site de Slack.

Les propriétaires d’un espace de travail gratuit peuvent également demander le téléchargement des données. Mais Slack fixe différentes conditions, dont le consentement de tous les membres. Ce qui pourrait tenter certaines entreprises d'investir dans la version premium.

Pauline Dumonteil