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A la Fnac, le cloud est privilégié pour les infrastructures

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Le distributeur de biens culturels et électroniques héberge la totalité de ses infrastructures à distance, uniquement en Europe. Son DSI et directeur du digital se montre particulièrement ouvert aux start ups pour dénicher des services novateurs.

Messagerie, monétique, analyse de navigation… La Fnac utilise les services de cloud computing sur différents plans et depuis plusieurs années. DSI du distributeur de biens culturels et électroniques depuis 2013 et directeur du digital, Benoit Fremaux chapeaute entre autres un système d’information dans lequel le cloud est surtout utilisé pour le stockage des données.

"Sur le plan des infrastructures, la Fnac est 100% dans le cloud. Nous achetons de la capacité de stockage à des partenaires depuis plusieurs années. (…) Sur le plan des solutions, on n’est plutôt sur une approche qui n’est pas cloud (…) ou sur des services de commodités, qui ne sont pas complètement au cœur de notre business", décrit-il au micro de Frédéric Simottel dans l’émission 01 Business Forum l’Hebdo, sur BFM Business TV. La Fnac fait par exemple appel à des prestataires pour son réseau social interne.

Afin de déterminer s’il est judicieux de la faire basculer dans le "nuage", chaque application est évaluée selon trois critères : économique, opérationnel et technologique. La DSI se demande d’abord : "Est-ce que ça nous permet de réduire les coûts de gestion ?", explique Benoît Fremaux. Cela dépend de sa fréquence d’usage au sein de l’entreprise : "Si elle est utilisée moins de 50% du temps, le cloud vaut probablement la peine d’être adopté", poursuit le DSI.

L'apport des start ups

Le cloud permet aussi la Fnac de s’assurer d’une administration du site 24h/24 et 7 jours/7. "L’apport des start-ups est extrêmement positif ". Pour ne pas passer à côté de services innovants, la Fnac compte sur les jeunes pousses. "L’apport des start-ups que l’on voit en France en ce moment est extrêmement positif (…) pour aller chercher des solutions technologiques avant-gardistes", assure celui qui est aussi directeur de la transformation digitale du groupe.

Reste un challenge principal : les 150 personnes de la direction du système d’information de la Fnac qui auparavant assuraient elles-mêmes le stockage et l’administration des données et des applications apprennent à déléguer à des prestataires et à gérer cette relation.

Adeline Raynal avec BFM Business