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Relance: la fondation Concorde veut en finir avec les entreprises zombies

Le think tank propose "mettre le paquet" sur les entreprises productrices notamment en abaissant les impôts de production et mais aussi en créant un nouveau crédit d'impôt pour aider la production française.

La chute de l'investissement: c'est la principale menace pour l'activité et l'emploi, selon la fondation Concorde. Les entreprises françaises vont, en effet, perdre près de 100 milliards d'euros de fonds propres en 2020 et 2021. Impossible dans ces conditions de maintenir leurs investissements.

Le think-thank conseille donc au gouvernement de "laisser tomber les entreprises zombies" et de ne concentrer les mesures de soutien que sur les entreprises saines et viables. En clair, "mettre le paquet sur les entreprises productrices", explique son vice-président Jonas Haddad, invité ce jeudi dans Good Morning Business.

Reste qu'il est encore difficile de définir une entreprise zombie puisque la crise sanitaire empêche encore la reprise de certaines activités mises à l'arrêt. En réalité, la fondation vise surtout les entreprises qui "récupèrent une manne, par exemple de crédits d'impôts différents, ce qui en réalité ne les incite pas à se moderniser. "

Nouvelle baisse d'impôts

Et pour permettre de renforcer les fonds propres des entreprises viables et donc leurs capacités d'investissement, la fondation Concorde recommande notamment de décaler dans le temps le remboursement de leurs prêts garantis par l'Etat.

Les économistes du think-thank estiment également qu'il faut orienter ces investissements vers trois thématiques d'avenir: la numérisation, la modernisation industrielle et la décarbonation.

Enfin, ils proposent d'amplifier encore les aides publiques existantes, jugées efficaces, avec un nouveau crédit d'impôt pour moderniser l'appareil productif. Surtout, le think tank plaide pour une nouvelle baisse des impôts de production.

Quand vous mettez des centaines de milliards pour résorber la crise, autant arrêter avec ces impôs qui pénalisent la production en France", résume Jonas Haddad.
Par Paul Marion avec Thomas Leroy