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Quel avenir pour la pub du service public ?

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La commission Copé, chargée de réfléchir aux moyens de supprimer la publicité de l’audiovisuel public, tenait sa première réunion ce matin.

Installée par Nicolas Sarkozy, la commission aura comme objectif de choisir entre la suppression totale de la publicité sur les chaînes de France Télévision et une suppression progressive après 20h.
Le chef de l’Etat avait annoncé, dans la foulée, que chaque euro de recette publicitaire perdue serait compensé par un euro de l’Etat comme l’explique Jean-François Tealdi, porte parole de l’intersyndicale de France Télévision : «Mme Albanel nous a réaffirmé que pour combler ce manque, le budget de l’Etat constituera la variable d’ajustement : L’Etat recapitalisera France Télévision. Mais à quel taux ?» Le manque à gagner serait de 1.2 milliards d’euros pour France Télévision. Tealdi a rencontré pour les syndicats la Ministre de la Culture, Christine Albanel. Il explique quelles seraient les pistes de financement envisagé par le Ministère : « Taxer les opérateurs de téléphonie mobile, sur la publicité des chaînes privées ne remplacera pas le manque à gagner de France Télévision et Radio France. » D’autres pistes seront probablement à l’étude, Louis de Broissia, sénateur UMP de Côte d’or, et membre de la commission Copé souhaite faire des propositions alternatives à la suppression totale de la pub : « Je demanderais que la redevance soit réévaluée. On peut imaginer de la publicité collective, de parrainage, de mécénats. Il faut qu’il y ait une nouvelle télévision avec une création très forte et de nouveaux formats. » Des alternatives similaires à celles de Jean-François Tealdi. Lui aussi voudrait : « Augmenter la redevance par paliers annuels pour la porter au niveau moyen européen. Il faudrait aussi conserver une part de publicité sur le web, que Radio France Outre mer conserve sa publicité. Il faut développer les publicités institutionnelles de la part des ministères et celles sur les évènements culturels. »

Reportage audio: Nicolas Marsan

La rédaction et Nicolas Marsan