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Liquidation d'une entreprise dans les Landes, 468 emplois en jeu

468 EMPLOIS MENACÉS APRÈS LIQUIDATION D'UNE ENTREPRISE DANS LES LANDES

468 EMPLOIS MENACÉS APRÈS LIQUIDATION D'UNE ENTREPRISE DANS LES LANDES - -

BORDEAUX - Près de 500 personnes sont sur le point de perdre leur emploi après la liquidation d'un fabricant de sièges et canapés prononcée par le...

BORDEAUX (Reuters) - Près de 500 personnes sont sur le point de perdre leur emploi après la liquidation d'un fabricant de sièges et canapés prononcée par le tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, dans les Landes.

Le tribunal a constaté le retrait du seul repreneur potentiel de Capdevielle, entreprise basée dans le sud du département, à Hagetmau, a-t-on appris de sources syndicales.

"En France si on ne menace pas de faire sauter une usine ou si on ne séquestre pas les dirigeants, on se fait liquider dans l'anonymat", a déploré Joël Henry, délégué syndical d'Unsa.

"On a l'impression que, parce qu'on est dans les Landes, un département socialiste, on n'intéresse personne. Aucun ministre n'est venu nous voir", a-t-il dit à Reuters.

Les salariés de Capdevielle sont en moyenne âgés de 47 ans avec 25 ans d'ancienneté. Un salarié avec dix ans d'ancienneté partira avec 3.000 euros d'indemnités, selon l'Unsa.

Rachetée en 2008 à la famille Capdevielle par le fonds d'investissement luxembourgeois GMS Investissement, l'entreprise avait été placée en redressement judiciaire le 4 mai 2009 avec une période d'observation de six mois.

Deux mois après, le tribunal de commerce acceptait le plan social mis en place par les dirigeants prévoyant la suppression de 280 emplois. Capdevielle comptait encore 1.200 employés en 2005.

La direction explique les difficultés de Capdevielle par la faillite de la Camif, un gros client de l'entreprise, la tempête Klaus qui a paralysé l'usine une dizaine de jours en janvier 2009 et le raccourcissement des délais de paiement aux fournisseurs.

Le repreneur potentiel s'est lui retiré faute d'engagement de la part des gros distributeurs But et Conforama, qui "préfèrent acheter en Chine" selon Joël Henry.

La région a déjà été touchée il y a un an par la fermeture de l'usine Sony de Pontonx-sur-l'Adour qui employait 311 salariés et par la tempête Klaus, qui a touché la sylviculture et l'industrie du bois.

Claude Canellas, édité par Clément Guillou