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«La plupart des PME ne connaissent pas l’emprunt obligataire»

Les entreprises n’ont pas toutes accès au financement. Et pourtant, il existe des solutions pour accompagner leur croissance. Florence Vasilescu, présidente de FirmFunding, revient sur un outil utile mais auquel les PME ont rarement le réflexe de recourir.

« L’emprunt obligataire est au cœur des outils de financement qu’utilisent les entreprises. Et pourtant, lorsque l’on observe la situation, la Banque de France même a réalisé une étude l’année dernière, on voit qu’en fonction de la taille des sociétés, elles n’utilisent pas du tout l’emprunt obligataire de la même façon ». D’emblée, Florence Vasilescu donne le ton.

Selon elle, l’emprunt obligataire, c’est aujourd’hui « 70% de l’emprunt non dilutif des grosses sociétés, 30% des ETI et moins de 7% des PME ». Reste à déterminer pourquoi les PME accèdent et/ou utilisent très peu ce fameux emprunt obligataire.

Inconnu au bataillon

A cette interrogation, la présidente de FirmFunding (cette plateforme dédiée au financement des PME et des ETI dont la mission consiste à mettre l’emprunt obligataire à la portée des entreprises) répond qu’il y a, en fin, de compte, plusieurs raisons à cela…

« D’abord », explique-t-elle, « parce que la plupart des PME ne connaissent même pas l’emprunt obligataire. Et, quand elles le connaissent, elles pensent qu’elles n’y ont pas accès. Or, aujourd’hui, notamment les investisseurs professionnels, sont de plus en plus nombreux. L’emprunt obligataire est un relai essentiel, notamment à l’investissement en capital, pour financer la croissance des PME ».

Le fait est qu’actuellement, 67% des dirigeants d’entreprises ne connaissent pas le principe même du financement obligataire. Lequel prend, pour rappel, la forme d’un financement opéré à l'attention d'un État, d'une banque, d'une entreprise ou d'une organisation gouvernementale. Ce qui, de l’avis de Florence Vasilescu, s’explique, d’une part, parce qu’ « en France, nous ne sommes pas les champions de la finance ». D’autre part, « parce les PME sont traditionnellement plus conseillées par leur conseillé bancaire ou leur expert-comptable ».