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Vallourec taille massivement dans ses effectifs

Philippe Crouzet, le patron de Vallourec, a récemment annoncé une dépréciation d'actifs à hauteur de 1,1 milliard d'euros.

Philippe Crouzet, le patron de Vallourec, a récemment annoncé une dépréciation d'actifs à hauteur de 1,1 milliard d'euros. - Eric Piermont - AFP

Le fabricant de tubes sans soudure, qui a accusé des pertes record l'an passé, anticipe une année 2015 "très difficile". Et a lancé un plan de restructuration prévoyant 1.400 suppressions de postes.

Vallourec veut prendre le taureau par les cornes. Le fabricant de tubes sans soudure, qui anticipe une année 2015 "très difficile", a lancé ce mardi 24 janvier un plan de restructuration qui prévoit la réduction de près de 1.400 emplois dans le monde, dont les 300 annoncés l'an dernier en France.

"Nous sommes dans un retournement de cycle très fort, en ce qui concerne le prix des matières premières pétrolières et gazières, avec des clients qui remettent en cause leur budget d'investissement en exploration et en production", a expliqué à la presse le président du directoire Philippe Crouzet, à l'occasion de la publication des résultats annuels du groupe. "Nous anticipons dès lors une année 2015 très difficile", a-t-il ajouté. 

Vallourec a plongé dans le rouge l'an dernier avec des pertes record de 924 millions d'euros, après une dépréciation d'actifs annoncée fin janvier pour un montant de 1,1 milliard d'euros, dont la moitié concerne sa coentreprise brésilienne VSB.

Un plan de compétitivité "significatif"

Bien qu'affecté par la baisse du prix du pétrole et du gaz, secteur qui représente les deux tiers de son activité, le groupe a toutefois dégagé une hausse de son chiffre d'affaires de 2,2% à 5,7 milliards d'euros l'an dernier. Son résultat brut d'exploitation (RBE) fait légèrement mieux que prévu en reculant de 7,1% à 855 millions d'euros, alors que le groupe s'attendait à une chute de 10% depuis qu'il avait revu à la baisse ses ambitions en juin 2014.

Face à un secteur pétrolier déprimé, Philippe Crouzet a lancé "un plan de compétitivité significatif qui vise à s'adapter non seulement au cours du brut, mais aussi aux changements structurels que nous identifions". Ce plan prévoit des économies pour un montant total de 350 millions d'euros sur 2015 et 2016 et dont les effets en année pleine se feront sentir en 2017.

Le groupe va également réduire de 100 millions d'euros ses investissements à 350 millions. Toutes les zones géographiques seront concernées par le plan de restructuration. Il prévoit des réductions de 7% des effectifs d'usine du groupe, soit environ 1.400 emplois sur un total de 21.000. Ce chiffre comprend la réduction annoncée en mai dernier de 190 postes sur son site français de Saint-Saulve (Nord), auxquels s'ajoutent une centaine d'emplois temporaires. En Allemagne, ce sont 150 emplois sur le site de Mülheim qui sont concernés, comme également annoncé à la fin de l'année dernière. Le reste, soit environ un millier d'emplois, concerneront principalement les sites du groupe aux Etats-Unis et au Brésil. 

>> Philippe Crouzet sera l'invité de Stéphane Soumier dans l'émission Good Morning Business à 7h45 mercredi 25 février

Y.D. avec AFP