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Rafale: la vente à l'Egypte semble débloquer les autres dossiers

L'Egypte achète 24 exemplaires du Rafale.

L'Egypte achète 24 exemplaires du Rafale. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Les discussions avec le Qatar seraient parvenues à "un stade final". Celles avec les Emirats arabes unis auraient repris.

Le Rafale a soudainement le vent en poupe. La France a signé lundi 16 février au Caire le premier contrat d'exportation de son avion de combat Rafale, avec l'Egypte qui achète 24 exemplaires de ce fleuron de l'industrie aéronautique française. Le Caire achète également une frégate multimission FREMM du groupe naval DCNS ainsi que des missiles conçus par MBDA pour un montant total de 5,2 milliards d'euros.

Et cette vente semble avoir une autre vertu que d'ôter une épine du pied à l'armée française qui n'aura pas a acheté cette année des avions dont elle n'a pas besoin. Elle a remis le Rafale sous le feu des projecteurs. Ainsi ce mardi 17 février, selon une source fiable, les discussions sur la vente de 36 Rafale de Dassault Aviation au Qatar sont parvenues à un "stade final".

L'Inde toujours en discussion

"Le contrat avec l'Egypte pourrait débloquer trois ou quatre autres contrats", a précisé cette source. La France discute ainsi directement avec la Malaisie sur la vente de 16 Rafale, tandis que les discussions ont repris avec les Emirats arabes unis pour jusqu'à 60 avions. Et les discussions exclusives sont toujours en cours avec l'Inde sur 126 avions.

Depuis son entrée en service en 2004 dans les forces armées françaises, le Rafale avait essuyé six échecs à l'export. Pour la France, cette vente à l'Egypte est une aubaine car elle permet de résoudre en partie l'équation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, qui stipule que des "livraisons à l'exportation (du Rafale sont) également prévues permettant d'atteindre une cadence de production satisfaisante".

Diane Lacaze avec agences