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PSA pourrait fermer deux de ses quatre usines en Chine

Après quatre années de ventes en chute libre, le groupe français pourrait fermer deux usines et licencier la moitié de ses employés dans le pays, selon l’agence Reuters.

Après quatre années de ventes en chute libre, le groupe français pourrait fermer deux usines et licencier la moitié de ses employés dans le pays, selon l’agence Reuters. - GREG BAKER / AFP

Après quatre années de ventes en chute libre, le groupe français pourrait fermer deux usines et licencier la moitié de ses employés dans le pays, selon l’agence Reuters.

Pour PSA, l’eldorado chinois tient plus de la lente agonie. Le groupe français essaie de cautériser la plaie. Selon un document consulté par l’agence Reuters, PSA et son partenaire historique DongFeng pourraient se séparer de deux des quatre usines qu’ils détiennent en commun dans le pays.

La moitié des salariés de la coentreprise seraient ainsi licenciés, ramenant leur nombre à 4000 environ au sein de la coentreprise franco-chinoise d’ici 3 ans. 3000 pourraient avoir à quitter l'entreprise d'ici la fin de l'année. L’une des deux usines serait vendue à une autre marque. 

Carlos Tavares et Zhu Yanfeng, les PDG de PSA et DongFeng, pourraient même aller plus loin. Si la situation ne s’améliore pas, PSA pourrait rompre son partenariat avec DongFeng, un partenariat noué en 1992.

“Nous sommes à deux doigts de devoir nous retirer du marché chinois. La situation est aussi grave que cela”, confie une source anonyme à Reuters.

Un acteur pourtant présent depuis presque 30 ans 

PSA, via la marque Citroën, est pourtant l’un des plus constructeurs occidentaux à avoir une présence en Chine. Mais depuis 2014, rien ne va plus. De 731.000 ventes annuelles, les immatriculations de voitures neuves sont tombées à 251.700 l’année dernière. Au premier semestre 2019, les ventes ont encore plongé de 62,1%, ce qui aurait amené la décision de fermer deux usines.

"Le Groupe travaille sur des plans d'action avec ses partenaires pour faire face aux enjeux actuels et abaisser le seuil de rentabilité des coentreprises", pouvait-on d’ailleurs lire le 23 juillet, dans un communiqué. Cette décision arrive dans un contexte compliqué pour le marché automobile chinois. Les prévisions de l’association des constructeurs automobiles chinois annoncent un recul des ventes de voitures neuves de 5% cette année, après un recul de 2,8% l’année dernière, le premier depuis 1990. Cette tendance touche même désormais les voitures électriques. Elles ont reculé de 4,3% en juillet.

Pauline Ducamp