BFM Business

Première vague de cessions pour Lafarge et Holcim

Les ventes ne seront réalisées que si la fusion aboutit.

Les ventes ne seront réalisées que si la fusion aboutit. - Franck Fife - AFP

Les deux cimentiers vont céder 6,5 milliards d'euros d'actifs à l'irlandais CRH. Une condition pour que leur fusion soit validée.

Lafarge et Holcim respectent leurs engagements. La Commission européenne avait donné son feu vert mi-décembre à la fusion entre les deux mastodontes du ciment Lafarge et Holcim, en échange de la cession d'un grand nombre d'actifs (cimenteries, centres de broyage, etc.) en Europe.

Ce lundi 2 févriers, les deux géants annoncent être entrés en négociations exclusives avec l'irlandais CRH pour céder des actifs pour 6,5 milliards d'euros.

Cette première vague de cessions concerne des actifs en Europe, au Canada, au Brésil et aux Philippines, ont indiqué les deux cimentiers dans un communiqué commun. Ces ventes ne seront réalisées que si la fusion aboutit.

Cette transaction, pour laquelle CRH s'est allié avec le fonds d'investissement KKR, "permettra à CRH à la fois de conquérir de nouveaux marchés, et de consolider ses positions sur ceux où le groupe est présent", dévoilait Bloomberg dimanche 1er février.

L'offre de CRH aurait supplanté celle de Cinven

Selon Bloomberg, qui citait des sources proches de la transaction, l'offre de CRH aurait supplanté celle, concurrente, du fonds européen d'investissements Cinven allié au fonds américain Blackstone.

Né en 1970 avec la fusion de deux groupes irlandais, CRH est actif dans 35 pays et emploie quelque 76.000 salariés, réalisant environ 18 milliards de chiffre d'affaires annuel.

Le mariage entre Lafarge et Holcim donnera naissance à un colosse du béton qui pèsera 32 milliards d'euros de chiffre d'affaires (avant cessions) et comptera 130.000 salariés, dans 90 pays.

D. L. avec AFP