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Pourquoi Vinci ne touchera pas au mur de Trump

Vinci ne touchera pas au mur de Donald Trump.

Vinci ne touchera pas au mur de Donald Trump. - Eric Piermont - AFP

Xavier Huillard, le PDG de Vinci, a annoncé sur BFM Business qu'il préférait ne "pas toucher" au mur anti-clandestins promis par le Président américain. Il vaut mieux éviter, explique-t-il, "de faire quelque chose qui est susceptible de choquer une majorité de nos salariés".

Vinci préfère "ne pas toucher" au mur anti-clandestins promis par le président américain Donald Trump à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. "Il faut que je prenne en compte la réalité de mon entreprise, ma culture, ma manière de faire et la sensibilité, non pas seulement de mes collaborateurs américains, mais au niveau mondial", a déclaré Xavier Huillard, le PDG du géant du BTP et des concessions, invité de BFM Business.

"Pour ces raisons-là, mais cela n'est pas du tout un jugement de valeur à l'égard des États-Unis, nous préférons plutôt ne pas toucher à ce mur", a-t-il poursuivi. "Parce qu'à un moment, il y a des projets qui sont trop exposés, qui représentent plus qu'un simple mur, qu'une infrastructure ou un bâtiment de génie civil", a développé le PDG de Vinci. "Si nous décidons de faire quelque chose qui est susceptible de choquer une majorité de nos salariés, je crois qu'il vaut mieux l'éviter", a-t-il conclu.

LafargeHolcim intéressé

Interrogé en février lors de la publication des résultats annuels, Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, avait indiqué ne pas être intéressé par la construction de l'ouvrage, "une structure métallique" sur laquelle le géant du BTP n'a "pas de compétence particulière". En revanche, le PDG du groupe franco-suisse LafargeHolcim, Eric Olsen, s'est dit prêt à vendre son ciment pour ce mur, s'attirant une mise en garde du président François Hollande qui l'a incité à "se montrer prudent".

Le projet de mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, dont la construction devrait coûter entre 8 et 40 milliards de dollars, est au centre d'une crise diplomatique entre Mexico et Washington et suscite de vives critiques à travers le monde.

D. L. avec AFP