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"L'objectif n'est pas de nationaliser STX" affirme Christophe Castaner

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner était l'invité de BFMTV et RMC.

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner était l'invité de BFMTV et RMC. - BFMTV

Invité de BFMTV et RMC, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a indiqué qu'une prise de contrôle totale de l'État dans les chantiers navals n'était "pas un objectif".

Alors que la tension monte entre Paris et Rome au sujet des chantiers navals STX, le gouvernement français a souhaité calmer le jeu ce jeudi. Invité de BFMTV et RMC, son porte-parole Christophe Castaner a ainsi indiqué qu'une nationalisation de STX France n'était "pas un objectif". 

"On est dans une forme de négociation, on veut réaffirmer les intérêts de la France. L'objectif n'est pas de nationaliser STX", a-t-il déclaré.

Mercredi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait tout de même affirmé que l'État pourrait "exercer son droit de préemption" en rachetant "les parts" que Fincantieri doit acquérir dans STX.

L'État ne veut pas laisser le contrôle à Fincantieri

Pour rappel, selon l'accord initial, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'État devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutaient de le voir privilégier ses propres chantiers.

Le 31 mai, Emmanuel Macron avait demandé que cet accord "soit revu", et réclame désormais un partage à parts égales du capital de STX France. Ce qu'ont moyennement goûté Fincantieri et les autorités italiennes. 

Y.D. avec AFP