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L'avenir des chantiers navals de Saint-Nazaire fixé en novembre

Le géant sud-coréen STX devrait annoncer dans les prochains jours s'il vend ses parts dans les chantiers navals de Saint-Nazaire.

Le géant sud-coréen STX devrait annoncer dans les prochains jours s'il vend ses parts dans les chantiers navals de Saint-Nazaire. - -

Les ex-chantiers de l'Atlantique devraient être fixés sur leur sort fin-octobre début novembre, selon Le Figaro de ce samedi 26 octobre. Son propriétaire sud-coréen devrait choisir d'ici-là d'entamer, ou non, son projet de cession.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire et de Lorient, les ex-chantiers de l'Atlantique, pourraient une fois de plus au cours de leur histoire centenaire, changer de nom. STX, le géant sud-coréen qui les détient aux deux tiers, devrait annoncer "vers la fin du mois d'octobre ou dans le courant du mois de novembre" s'il s'en sépare, selon une note confidentielle de Bercy, rapportée par Le Figaro ce samedi 26 octobre.

Les 2.000 salariés des chantiers de l'Atlantique et les 4.000 employés des sous-traitants seront donc fixés dans les prochaines semaines. En attendant, la question d'une montée au capital de l'Etat français, déjà actionnaire à 33,34%, est posée par les syndicats.

Un désengagement d'Europe

Après deux ans très difficiles, les chantiers commencent à se relever, notamment grâce au contrat portant sur la construction d’un paquebot pour l'Américain Royal Caribbean International (RCI), numéro deux mondial de la croisière. Pour son principal actionnaire, ce carnet de commande relativement rempli permet d'espérer une revente à bon prix.

En mai dernier, un porte-parole du groupe sud-coréen avait déjà déclaré vouloir "revoir la structure de la société", évoquant un désengagement imminent d'Europe. Mais la décision n'est pas encore fixée, avait-il déclaré, prévoyant une décision formelle pour la seconde partie de l'année.

Outre Saint-Nazaire, STX possède au deux tiers des chantiers finlandais, également concernés par cette réflexion. Le géant, frappé de plein fouet par le ralentissement mondial du secteur, est endetté à près d'un milliard de dollars. Il a bénéficié d'un plan de sauvetage à 4 milliards de dollars par la plus grande banque publique de Corée du Sud. Selon Bercy, cette dernière, qui voit ses comptes plombés par la lourdeur de son engagement financier, pousse le géant naval à céder des actifs pour son renflouement.

Nina Godart